"Mazaher", fleur d'oranger en arabe ,et "Flors- Aiglentina", rosier sauvage en latin, est le fruit d'une collaboration ambitieuse entre les deux ensembles artistiques : Zéphyr al Andalous, qui dévoile l'art musical subtil des anciennes dynasties arabes en Andalousie, et Diabolus in Musica qui s'attache depuis 15 ans à faire revivre les extraordinaires poèmes et musiques des troubadours et des trouvères français.
Le lien entre Orient et Occident, est ainsi révélé par la monodie (chant soliste) des XIIe et XIIIe siècles, et s'impose comme une évidence, permettant de mettre en lumière l'art du chant et celui de l'accompagnement instrumental de part et d'autre de la Méditerranée.
L'interprétation de mélodie musicale et de chant arabes s'est inspirée de la musique médiévale, a indiqué à la MAP Rachid Benabdeslam, pour qui le répertoire des deux ensembles reposent sur une recherche historique et musicale approfondie.
La présence arabe en Andalousie a engendré un patrimoine musical de qualité exceptionnelle, le signe d'une grande civilisation dont l'Occident s'est beaucoup inspiré, a ajouté le Contre-ténor marocain.
Au-delà de cet héritage musical commun, les deux ensembles ont célébré sous la coupole de l'église française de Berlin, les valeurs de tolérance et de cohabitation qui ont marqué le 11-ème siècle en Andalousie, à travers des vers poétiques de Mohieddine Ibn Al Arabi et des textes d'inspiration religieuse et d'autres célébrant l'Amour.
Les chants de troubadours et de trouvères, ses poètes provençaux du Moyen-âge, ont subi l'influence de la poésie arabe, selon de nombreux chercheurs.
Cette soirée musicale a été initiée par le service culturel de l'ambassade du Maroc à Berlin, et les services culturels français et espagnol dans la capitale allemande.