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3 quotidiens marocains condamnés sur des plaintes de Kadhafi
Rédigé par AFP le Lundi 29 Juin 2009 à 12:20 commentaire(s)
Casablanca - Trois quotidiens marocains indépendants, poursuivis pour "diffamation" par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, ont été condamnés lundi à Casablanca à trois millions de dirhams (270.000 euros) de dommages et intérêts.
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Ce jugement a été vivement dénoncé par le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) lors d'une manifestation de protestation organisée après le procès face au tribunal de première instance de Casablanca.
Les trois journaux arabophones - Al Jarida Al Oula, Al Ahdat Al Maghribia et Al Massae - étaient poursuivis dans des dossiers distincts pour avoir "diffamé" Mouammar Kadhafi dans des articles de presse.
La cour a condamné Ali Anouzla, directeur d'Al Jarida Al Aoula, à une amende de 100.000 dirhams (9.000 euros) ainsi qu'à des dommages et intérêts d'un million de dirhams (90.000 euros) au profit du dirigeant libyen.
Le tribunal a infligé la même amende et les mêmes dommages et intérêts à Mohamed Brini et Mokhtar Labzioui, directeur et journaliste d'Al Ahdhat Al Maghribia, et à Youssef Meskine et Rachid Nini, journaliste et directeur d'Al Massae.
Le bureau de la +Fraternité arabe à Rabat+ (ambassade de Libye) avait récemment déposé des plaintes contre les cinq journalistes après la publication d'articles "dénonçant l'absence de démocratie en Libye et critiquant Mouammar Kadhafi".
Ce dernier réclamait aux trois quotidiens des dommages et intérêts d'un montant total de 90 millions de dirhams (environ 8 millions d'euros) pour "atteinte à la dignité d'un chef d'Etat".
Il s'agit d'un "verdict politique prononcé par une justice non indépendante au profit du dictateur libyen", a déclaré à l'AFP Ali Anouzla. "Nous allons interjeter appel mais cela ne nous empêchera pas de continuer à critiquer le régime libyen".
Lors de la manifestation organisée devant le tribunal, des journalistes du SNPM ont brandi une banderole appelant la "justice à défendre la liberté d'expression et à arrêter les attaques destinées à museler la presse". Ils ont également réclamé "l'arrêt des tentatives visant à condamner à mort les journaux" indépendants.
Les journalistes "respectent la loi, mais les poursuites engagées contre nos cinq confrères nous imposent de demander la révision du code de la presse, notamment la suppression des peines d'emprisonnement", a déclaré Mustapha Znaïdi, membre du bureau du SNPM.
"Lors des précédents procès en diffamation, les plaignants réclamaient des dommages et intérêts évalués en milliers de dirhams, a-t-il ajouté. Maintenant, ils exigent des montants colossaux chiffrés en millions de dirhams".
Les trois journaux arabophones - Al Jarida Al Oula, Al Ahdat Al Maghribia et Al Massae - étaient poursuivis dans des dossiers distincts pour avoir "diffamé" Mouammar Kadhafi dans des articles de presse.
La cour a condamné Ali Anouzla, directeur d'Al Jarida Al Aoula, à une amende de 100.000 dirhams (9.000 euros) ainsi qu'à des dommages et intérêts d'un million de dirhams (90.000 euros) au profit du dirigeant libyen.
Le tribunal a infligé la même amende et les mêmes dommages et intérêts à Mohamed Brini et Mokhtar Labzioui, directeur et journaliste d'Al Ahdhat Al Maghribia, et à Youssef Meskine et Rachid Nini, journaliste et directeur d'Al Massae.
Le bureau de la +Fraternité arabe à Rabat+ (ambassade de Libye) avait récemment déposé des plaintes contre les cinq journalistes après la publication d'articles "dénonçant l'absence de démocratie en Libye et critiquant Mouammar Kadhafi".
Ce dernier réclamait aux trois quotidiens des dommages et intérêts d'un montant total de 90 millions de dirhams (environ 8 millions d'euros) pour "atteinte à la dignité d'un chef d'Etat".
Il s'agit d'un "verdict politique prononcé par une justice non indépendante au profit du dictateur libyen", a déclaré à l'AFP Ali Anouzla. "Nous allons interjeter appel mais cela ne nous empêchera pas de continuer à critiquer le régime libyen".
Lors de la manifestation organisée devant le tribunal, des journalistes du SNPM ont brandi une banderole appelant la "justice à défendre la liberté d'expression et à arrêter les attaques destinées à museler la presse". Ils ont également réclamé "l'arrêt des tentatives visant à condamner à mort les journaux" indépendants.
Les journalistes "respectent la loi, mais les poursuites engagées contre nos cinq confrères nous imposent de demander la révision du code de la presse, notamment la suppression des peines d'emprisonnement", a déclaré Mustapha Znaïdi, membre du bureau du SNPM.
"Lors des précédents procès en diffamation, les plaignants réclamaient des dommages et intérêts évalués en milliers de dirhams, a-t-il ajouté. Maintenant, ils exigent des montants colossaux chiffrés en millions de dirhams".
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