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35e cérémonie des Césars : « Un Prophète » de Jacques Audiard rafle la mise
Rédigé par Sarra Grira le Samedi 27 Février 2010 à 23:36 commentaire(s)
eMarrakech (Paris) : Hier, samedi 27 février, s’est tenue à Paris la 35e cérémonie des Césars, la plus prestigieuse distinction cinématographique du cinéma français. La plupart des attentes ont été comblées et le palmarès fut presque sans surprise. Le dernier film de Jacques Audiard, « Un Prophète », annoncé comme favori, a raflé la plupart des prix.
C’est Marion Cotillard, portée à la célébrité grâce au film « La Môme » (qui lui a valu un oscar), qui a présidé cette 35e cérémonie des Césars. Hésitante, un brin intimidée, elle est néanmoins arrivée au bout de son discours d’ouverture où les références répétées à la liberté, en France, ne cessaient de rappeler l’actualité mondiale où cette valeur est souvent malmenée.
Ce fut ensuite au tandem Valérie Lemercier et Gad El Maleh de présenter la soirée. Fidèles à leur réputation de boute-en-train, ils ne mirent pas longtemps à détendre l’atmosphère, bien que leurs blagues soient parfois d’un goût douteux. De nombreuses stars du cinéma français, jeunes ou moins jeunes, se sont succédées sur la scène du Théâtre du Châtelet pour remettre les prix. Des trophées qui, sans surprise, revinrent pour la plupart au film « Un Prophète » de Jacques Audiard qui reçut 9 Césars. Récompensé par le Grand Prix du Jury de Cannes, le film se déroule dans l’univers carcéral et peint l’ascension d’un jeune prisonnier perdu dans le milieu des réseaux mafieux et criminels. Une première dans l’histoire du cinéma : le César du meilleur espoir masculin ainsi que celui du meilleur acteur sont tous deux revenus au même acter, à savoir Tahar Rahim, premier rôle du film. Parmi les autres Césars, « Un Prophète » peut se targuer de celui du meilleur réalisateur et, ultime récompense décernée par les mains de la maîtresse de cérémonie, de celui de meilleur film. Profitant de cette tribune, le réalisateur n’a pas manqué de souligner son attachement à la cause des sans-papiers et l’urgence de la situation dans laquelle ces personnes se trouvent. Preuve que, à l’écran comme dans la vie, le cinéma demeure militant.
Autre événement de la soirée : le César d’honneur, décerné cette année au grand acteur américain Harrisson Ford par les mains de sa compatriote et amie Sigourney Weaver. L’autre hommage outre-Atlantique a visé Clint Eastwood pour le César du meilleur film étranger, l’excellent « Gran Torino ». Un César que le fils de l’acteur, faisant aussi partie de l’équipe du film, est venu recevoir au nom de son père.
Un goût amer persiste cependant dans la bouche de beaucoup de cinéphiles qui espéraient voir décerner une récompense au film « Welcome » de Philippe Lioret, avec Vincent Lindon. Une récompense qui aurait été d’autant plus symbolique que le thème du film est centralisé autour de la question des immigrés clandestins, un sujet pour le moins brûlant dans l’actualité française.
Festive mais non dénuée de moments de gravité, la soirée connut aussi un hommage que l’Académie des Césars n’a pas manqué de rendre au réalisateur Eric Rohmel, disparu récemment et considéré comme un monument du cinéma mondial. Un hommage a aussi été rendu à tous les disparus de la scène artistique durant la dernière année. Preuve que le cinéma français n’oublie pas ses aînés et qu’il tente de rester, malgré certaines bémols, toujours fidèle à l’essence du 7e art : l’émotion.
Ce fut ensuite au tandem Valérie Lemercier et Gad El Maleh de présenter la soirée. Fidèles à leur réputation de boute-en-train, ils ne mirent pas longtemps à détendre l’atmosphère, bien que leurs blagues soient parfois d’un goût douteux. De nombreuses stars du cinéma français, jeunes ou moins jeunes, se sont succédées sur la scène du Théâtre du Châtelet pour remettre les prix. Des trophées qui, sans surprise, revinrent pour la plupart au film « Un Prophète » de Jacques Audiard qui reçut 9 Césars. Récompensé par le Grand Prix du Jury de Cannes, le film se déroule dans l’univers carcéral et peint l’ascension d’un jeune prisonnier perdu dans le milieu des réseaux mafieux et criminels. Une première dans l’histoire du cinéma : le César du meilleur espoir masculin ainsi que celui du meilleur acteur sont tous deux revenus au même acter, à savoir Tahar Rahim, premier rôle du film. Parmi les autres Césars, « Un Prophète » peut se targuer de celui du meilleur réalisateur et, ultime récompense décernée par les mains de la maîtresse de cérémonie, de celui de meilleur film. Profitant de cette tribune, le réalisateur n’a pas manqué de souligner son attachement à la cause des sans-papiers et l’urgence de la situation dans laquelle ces personnes se trouvent. Preuve que, à l’écran comme dans la vie, le cinéma demeure militant.
Autre événement de la soirée : le César d’honneur, décerné cette année au grand acteur américain Harrisson Ford par les mains de sa compatriote et amie Sigourney Weaver. L’autre hommage outre-Atlantique a visé Clint Eastwood pour le César du meilleur film étranger, l’excellent « Gran Torino ». Un César que le fils de l’acteur, faisant aussi partie de l’équipe du film, est venu recevoir au nom de son père.
Un goût amer persiste cependant dans la bouche de beaucoup de cinéphiles qui espéraient voir décerner une récompense au film « Welcome » de Philippe Lioret, avec Vincent Lindon. Une récompense qui aurait été d’autant plus symbolique que le thème du film est centralisé autour de la question des immigrés clandestins, un sujet pour le moins brûlant dans l’actualité française.
Festive mais non dénuée de moments de gravité, la soirée connut aussi un hommage que l’Académie des Césars n’a pas manqué de rendre au réalisateur Eric Rohmel, disparu récemment et considéré comme un monument du cinéma mondial. Un hommage a aussi été rendu à tous les disparus de la scène artistique durant la dernière année. Preuve que le cinéma français n’oublie pas ses aînés et qu’il tente de rester, malgré certaines bémols, toujours fidèle à l’essence du 7e art : l’émotion.
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