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Abdellah Taïa : "J'ai cet honneur d'être le premier marocain à avoir proclamé ouvertement son homosexualité"eMarrakech le 24 Novembre 2010
eMarrakech: Dans une interview diffusée sur la chaîne française TV5, le jeune romancier marocain Abdellah Taïa qui vient de gagner, récemment, le prix de Flore 2010 pour son roman "Le jour du roi" s'exprime sur divers sujets. Ces sujets ont un point commun: la jeunesse marocaine à travers ses pensées, ses espoirs, ses secrets et ses désillusions, depuis l'homosexualité jusqu'à l'islamisme, en passant par "la vengeance sociale" que lui permet son dernier roman.
Abdellah Taïa évoque, au début de son interview, la langue qu'il a choisie comme moyen pour s'exprimer, la langue française qu'il a nommée "la langue des riches au Maroc", puisque c'est la langue de l'élite marocaine, par opposition à la langue arabe qui est la langue des gens "oubliés".
L'auteur du roman "Le jour du roi" révélera les secrets de ce roman "politique" pour lui, où la personnalité du roi Hassan II est, présentée pour la première fois comme personnage de fiction dans un roman. Le héros du roman, rêve, en effet, de baiser la main du roi. Un geste qui symbolise tout le dévouement. Taïa évoque aussi l'écho médiatique qu'a eu son dernier roman au Maroc, et au passage, la "régression" médiatique qui a poussé deux journaux marocains à fermer récemment. L'auteur parle, après, d'un sujet bien délicat qu'est son homosexualité déclarée publiquement. C'est d'ailleurs le premier marocain ayant "l'honneur" selon ses propos, de déclarer ouvertement son homosexualité. En outre, l'écrivain installé en France depuis dix ans pour y trouver son rêve, présente son dernier roman "Le jour du roi" comme une vengeance sociale, un désir intérieur presque de "commettre un crime" étant né dans une famille pauvre et ayant subi l'humiliation "politique et sociale". Le roman fait commettre, pour l'auteur, une sorte d'injustice et amène plus de justice! Et le passage est obligé qu'est celui du sujet de "l'islamisme" au Maroc. Ce pur produit de la misère, de l'alphabétisme et de la politique, selon le jeune romancier, est une image de la "violence" de la société marocaine, et arabe en général. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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