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Abdelmalek Alaoui: L’Algérie s’insularise, en développant un discours qu’elle n’applique pas"Les manifestations arabes sont provoquées par certains déséquilibres accentués par une décélération économique"eMarrakech .info le 31 Octobre 2011
eMarrakech: Abdelmalek Alaoui est l’auteur de Intelligence économique et guerres secrètes au Maroc, paru en 2009; président du Forum francophone des affaires depuis 2002 et titulaire d’un master de Science Po Paris et d’un troisième cycle en Intelligence économique et stratégique de l’Ecole de guerre économique. IL livre, sur le site Les Afriques, son analyse sur le Printemps Arabe.
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Pour Abdelmalek Alaoui, "les manifestations populaires que connaît le monde arabe depuis quelques mois sont provoquées par certains déséquilibres accentués par une décélération de l’économie."
En effet, Alaoui assure que c'est la bonne gouvernance qui pouvait épargner ces manifestations et même lutter contre le terrorisme. "La décennie 2000-2010 était propice à la répression. Il y a eu une stagnation des libertés au nom de la lutte contre le terrorisme. Or, le meilleur moyen de lutter contre le terrorisme, c’est la bonne gouvernance.", déclare-t-il. Concernant la part de l’Europe dans le déclenchement du printemps arabe, Abdelmalek Alaoui assure qu'"Entre le soutien du bout des doigts apporté aux prémices de la révolution tunisienne et le soutien massif manifesté durant l’été dernier aux changements dans le monde arabe, ce qui a changé, c’est le discours."; en donnant pour exemple, le statut avancé entre le Maroc et l’Union européenne qui a pris du retard. "Je pense qu’il y a un mouvement qui a pris naissance en Europe et que les dirigeants maghrébins doivent prendre en compte: la démondialisation."; ajoute-t-il. Pour le cas de l'Algérie, Alaoui affirme que "L’Algérie s’insularise, en développant un discours dans lequel elle affirme un certain nombre de droits qu’elle n’applique pas. Le cas de la non-reconnaissance du CNT libyen, le refuge octroyé à la famille Kadhafi, le refus d’ouvrir la frontière avec le Maroc, l’inquiétude qui pèse sur la succession de Boutflika sont autant de facteurs qui le montrent. Pourtant, l’on est dans un pays riche en hydrocarbures et en talents, mais qui n’arrive pas à faire émerger une industrie et un projet économique fiable dans lequel l’ensemble de la communauté puisse s’identifier." Quant au mouvement du 20 février au Maroc, Abdelmalek Alaoui estime que "véritable enjeu qui se pose à la classe politique, c’est comment l’insérer pour qu’il ne soit pas seulement une force de contestation. Pour la vivacité de la démocratie, il est important qu’on écoute tout le monde." "La seule chose qu’on doit éviter, c’est de personnaliser le débat. Il faut que les institutions soient au-dessus des personnes.", conclue-t-il. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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Web : Le Premier ministre français qualifie la présence marocaine au sahara d’«occupation»
