Radi (73 ans) a devancé cinq autres candidats au poste de premier secrétaire de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), premier parti de gauche au Maroc. Il avait déclaré à la presse qu'au cas où il serait élu à ce poste, il demanderait au roi Mohammed VI de le décharger de ses fonctions gouvernementales.
C'est pour la première fois que le chef de l'USFP est élu directement au congrès au lieu d'être désigné ultérieurement par les instances dirigeantes du parti.
Peu avant son élection, Radi, qualifié de "rassembleur" par de nombreux socialistes, a indiqué que le rôle du premier secrétaire est de "tracer une feuille de route pour la période de transition que traverse l'USFP, qui doit rester uni". "Je consacrerai tout mon temps à l'USFP", a-t-il promis en présentant sa candidature.
L'élection de Radi a toutefois suscité la colère d'une vingtaine de jeunes congressistes qui le qualifient d'"homme proche du makhzen (pouvoir)".
"Aujourd'hui ou demain, on rejoindra l'opposition", ont ils notamment scandé au palais des congrès de Skhirat (20 km au sud de Rabat) après l'annonce du nom de Radi comme nouveau chef de leur parti.
L'USFP a été créée en 1975 par d'anciens militants nationalistes radicaux.
Depuis sa création, sa ligne politique de l'USFP est devenue de plus en plus modérée, social-démocrate.
L'USFP a connu une lourde défaite en 2007. Il s'est classé cinquième - avec 38 sièges aux législatives - loin derrière les nationalistes de l'Istiqlal et les islamistes du Parti justice et développement (PJD). Les répercussions de cet échec ont conduit en décembre 2007 à la démission de El Yazghi.