Abderrahman EL FOULADI à eMarrakech : «Le journalisme au Maroc … tout un calvaire!»


Propos recueillis par Sahar ABDELLI le 13 Juin 2006


eMarrakech - Edité depuis le 10 juillet 2003, Maghreb Canada express se veut être une véritable plate forme médiatique basée à Montréal au Canada et dédiée aux maghrébins ayant jeté le dévolu sur cette destination ainsi que les autochtones de souche accueillant à bras ouverts les maghrébins sur leur terre. Journal mensuel, communautaire de surcroît ; visant –entre autres- à faciliter l’insertion des maghrébins. eMarrakech est allé à la rencontre de son directeur de publication Dr Abderrahman EL FOULADI. Journaliste de passion et climatologue de profession. Entretien.


Le journaliste Abderrahman EL FOULADI
Le journaliste Abderrahman EL FOULADI
Maghreb Canada Express, à qui s'adresse-t-il au juste?

Notre journal s'adresse aux maghrébins résidant au Canada et surtout aux marocains parmi eux. Il s'adresse également aux canadiens de souche qui ont à cœur le développement des relations entre le Canada et les pays du Maghreb. Parmi ce lectorat on compte un bon nombre de décideurs et de membres du gouvernement canadien aussi bien, à l'échelle provincial que fédéral. Pour la petite histoire, notre journal est parmi les rares journaux communautaires dont le contenu avait servi pour alimenter la périodes des questions dans l'assemblée nationale du Québec. C'était au cours de la discussion d'un projet de loi visant à réviser la procédure d'immigration au Québec.

Et si vous nous divulguez l'historique de la naissance de votre média, vous direz…

La création de MCE fut une initiative datant de juillet 2003 et visant à offrir à nos compatriotes, en terre d'accueil, une autre façon de s'informer : Objective, réunificatrice et indépendante. Le premier numéro de ce mensuel date du 1ier juillet 2003. Depuis lors, nous avons sorti 36 numéros et notre tirage s'est stabilisé à 5000 exemplaires de 24 pages. Le journal a aussi son site Web : http://www.maghreb-canada.ca/   qui affiche l'édition du mois, une revue journalière de la presse canadienne, des messages d'intérêt marocain et qui contient tous nos archives. Depuis trois ans que ce média existe, nous avons l'habitude de répéter que nos seuls maîtres, dont nous sommes la voix, sont notre lectorat et nos chroniqueurs.

Quelles sont les grandes lignes de votre ligne éditoriale?

Vendre le Canada aux maghrébins et le Maghreb aux canadiens. Dans ce contexte nous oeuvrons pour accélérer l'intégration des immigrants maghrébins tout en attirant leur attention sur les dangers de l'assimilation. Nous avons beaucoup à prendre et à apprendre du Canada. Mais nous avons tant à donner en retour.

Qu'en est il des besoins en information du maghrébin résidant au Canada?

En général, dès son arrivée le maghrébin cherche à se diluer dans la masse. Côté information, il consomme davantage en vue de s'intégrer socialement et professionnellement. L'immigrant vivrait une sorte de lune de miel où le pays d'accueil est idéalisé et le pays d'origine boudé. Et puis la nostalgie (pour ceux qui ont réussi) ou la frustration (pour ceux qui ont échoué) reprendraient le dessus. L'art, la culture et le sport du pays d'origine interpellent d'abord. Vient ensuite la vie politique. Notre but c'est de maintenir une politique informationnelle visant à assurer un équilibre saint afin d'éviter que certaines brebis ne s'égarent sur les chemins tortueux de l'assimilation.

Votre réseau de correspondants englobe 2 journalistes au Maroc et un seul en Tunisie, comment justifiez-vous l'absence des trois autres pays du Maghreb ?

Nos chroniqueurs ne sont ni recrutés ni sollicités. La collaboration se fait spontanément et à titre bénévole. Je profite d'ailleurs de cet entretien pour présenter mes vifs remerciements à ces chevaliers de la plume : C'est avant tout grâce à eux que le journal a atteint son point de développement actuel. Concernant les autres pays du Maghreb, nous avons occasionnellement des articles signés par des amis algériens. Les mauritaniens et les libyens sont absents. Mais cela pourrait s'expliquer par le nombre dérisoire des membres de leurs communautés à l'échelle du Canada : A peine quelques centaines en tout.

Etre journaliste maghrébin au Canada qu'est ce que cela veut dire?

Abordons la réponse autrement. Pour être journaliste au Maroc par exemple, il faut faire l'école du journalisme et avoir une carte de presse… Souvent tout un calvaire ! Ici au Canada, rien de tout cela. Il suffit juste de trouver quelqu'un pour vous publier et les seules « cartes de presse » canadiennes sont des cartes d'associations de journalistes. Autrement dit il n'y a pas de carte professionnelle de presse dans le sens marocain. Ceci pourrait s'expliquer par le fait que le journalisme est étroitement lié à la liberté d'expression et s'il y a des libertés qu'on ne peut inclure dans un ordre de profession, dans un pays démocratique, c'est bien celle-ci. Le journalisme fait-il vivre son maghrébin ? A part quelques journalistes, qu'on peut compter sur les doigts d'une main, la réponse est non. Et ceux qui ont opté pour le journalisme communautaire, s'ils ne sont pas subventionnés par leur pays d'origine, sont réduits à se trouver un second travail pour survivre.

Pour la petite histoire, personnellement je me considère beaucoup plus comme chercheur universitaire que comme journaliste. C'est grâce à ma recherche en climatologie que je gagne ma vie et non à mon canard. Et si ce canard, qui ne reçoit même pas un dirham de subvention, est toujours vivant après trois ans, c'est parce que j'y injecte quelque fois de mes économies et que mon entêtement pour le maintenir vivant frise le masochisme.

La lutte médiatique contre les différends séparant certains pays du maghreb est-elle l'un de vos chevaux de bataille?

Un journal comme Maghreb Canada Express pourrait jouer un grand rôle pour rapprocher les points de vue, à travailler sur ce qui pourrait nous rapprocher en vue d'édifier ce Maghreb uni tant convoité par nous tous. Il ne faudrait pas perdre de vue qu'une bonne partie de notre lectorat est canadienne de souche et dont le dernier souci serait les chicanes intermaghrébines. Concernant l'intégrité territoriale marocaine par exemple, il y a beaucoup à gagner en s'attardant sur les solutions, sur ce que perd le Maghreb en traînant cette épine dans le pied, que d'attiser un feu longuement entretenu par les medias locaux des deux pays antagonistes… Le but est le même. C'est la façon de l'atteindre qui serait différente.

Mais le plus urgent pour nous medias maghrébins, ici au Canada, c'est de lutter contre les amalgames et contre cette vague de fond raciste qui est en train de monter contre les musulmans de tout bord… y compris les maghrébins. Au début du mois les services secrets canadiens ont arrêté des présumés terroristes musulmans qui s'apprêteraient à commettre plusieurs actes terroristes au pays. Il n'en fallait pas plus pour que les racismes latents fusent de tous bords. La peur et la méfiance sont en train de faire tâche d'huile au point où selon de récents sondages «87% des canadiens pensent que des cellules terroristes musulmanes sont actives au Canada. 58 % des Canadiens pensent que d'autres groupes seraient en train de planifier des attaques en sol canadien et seulement 37 % des personnes interrogées affirment que l'arrestation de présumés terroristes au début du mois est un cas isolé ». Les chiffres sont alarmants et la tâche va être rude pour convaincre les canadiens qu'islam ne rime pas avec terrorisme. Il faut aussi convaincre ultimement qu'aucun stratège d'un présumé mouvement de libération, aussi bête soit-il, n'a intérêt de s'aliéner l'opinion publique occidentale : La guerre du Vietnam a été gagnée en grande partie parce que l'opinion publique américaine était contre cette guerre…

Votre dernier mot à nos lecteurs ?

Le gazon n'est pas toujours aussi vert chez le voisin qu'on le pense et sa couleur vive n'est peut-être qu'artificielle.


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Commentaires

1.Posté par sanaa le 20/08/2006 21:05
salut je suis vraiment aimme cette métieé aide moi svp

2.Posté par rita le 29/08/2006 11:57
Bonjour,je suis vraiment trés interessée par le domaine du journalisme qur je voudrais étudier , alors je voudrais bien avoir des informations concernant les écoles de journalisme ici au maroc!
Merci d'avance

3.Posté par boutgajoufte rahma le 09/09/2006 02:49
grand salut tout d'abordpermiter moi de dire que vous etes parmis les meilheurs de la press ou monde just pour cette raison j'aimerais demander votre aide je veux etre journaliste j'ai trop travailé pour réaliser ceciblemais en vain j'ai un moyen de 14.12 et de plus je peux faire tous pour mon unique raison de vie au nomde dieu je vous demandede me danner soutien a cette jeune marocaine qui veut juste aller loin a ce domaine avec sa laungue amazigh plaisehelp me please car j'ai passé le concour a l'esic mais sans resulta alors cet a vous aumoins de me conseiler merci

4.Posté par boutgajoufte rahma le 09/09/2006 03:04
azoul a tout le monde je sais bien qu'il ya beaucoup des foutes d'ortographe dans mes messages mais c'est l'informatin ou maroc qui va mal c'est normal les ruseltas vont etre catastrofique mais est il bien de mourire non malgré tout il faut se batre pour nos reves et meme etre satisfi sur nous je suis une fille triste quoi aller a la faculté au bien abondanner cet idée definetivement dieu quoi faire aide notre jeunesses marocains en pleine méloncolié

5.Posté par yasmine le 27/09/2006 13:16
[j'ai i[apprécié cet interview je suis meme enthousiasmée de vous demander des informations concernant le travail du journalisme au maroc:je voudrais bien savoir s'il est possile de s'inscrire ds ne école de journalisme ici au maroc en ayant unee licence en scinces po .
merci d'avance.]b]i

6.Posté par naaima le 11/10/2006 02:02
azul

7.Posté par titrite le 14/10/2006 23:11

8.Posté par naaima boutgajoufte le 14/10/2006 23:16
azul a tamazgha

9.Posté par lhafi maria le 30/01/2007 20:17
salut.je suis une bacheliere et je donne beaucoup d'importance au journalisme.j'adore ce metier mais je suis scientifique alors je risque de ne pa avoir la chance ou bien de ne pas etre interessant pour moi.je voulais juste savoir s'il ya des horizons en ce metiers ici au maroc car je n'ais pas les possibilitees d'etudier ailleurs ou dans une ecole privee .merci bien de votre attention

10.Posté par dina le 30/06/2007 13:54
je suis bacheliere sientifique et j'adore etre une journalisste mais j'ai pas les possibilitees pour etudier ailleurs quelqu'un pouve m'aider et me donnais des informations sur les ecoles de journalisme au maroc..et mecri pour votre attention
http://www.google.com

11.Posté par rahma le 14/07/2007 20:47
oui salut mes amis c'est vrais aprés un an j'ai décidé de vous écrire car pendant ce temps j'ai eu la chance d'elargire mon savoir sur pleusieur domain donc aujourd'huit et plus que avant je sais une chose croit moi il n'y a pas d'impossible tant que la volonté est presente alors ne jamais laisser place au désispoir car on est dans le monde de realisme tanmirte à vous tous

12.Posté par naaima le 07/12/2007 11:20
non Rahma pas varaiment ................. il faut d'autre chose

13.Posté par rahma le 26/01/2008 18:28
je saisz naima qu'il faut bq de chose sache que je souhaite bien que les choises vont changées mais la réalité dit autrement .
c'est difficile de reussir mais trés facile de detruire le seul espoir qu'on a , c'est comme dans le footbal taous va bien au depart puis c'est ops mais koi faire c'est ça la question?????????!!!!! merci

14.Posté par rahma boutgajoufte le 19/07/2008 14:32
salut,d'avantage peux_je savoir s'il ya autre moyen pour devenir une journaliste sans avoir passé par isic, car on est mal chancés il n' ya qu'un seule institut ou maroc de plus à rabat,en fait je pense que c'est primordiale pour nous de revoir un peu en ça il ya des jeunes trés competents ,plz une reponse je serai trés reconnaissante,j'attend une reponse