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Adil Charkaoui est libre


MAP le 15 Octobre 2009


Montréal - Adil Charkaoui, un marocain résidant au Canada, affirme que le certificat de sécurité qui pesait contre lui depuis mai 2003 a été révoqué, rapporte "Radio-Canada".


Adil Charkaoui
Adil Charkaoui
"Le Montréalais d'origine marocaine a reçu, mercredi, le jugement de 60 pages de la juge Danièle Tremblay-Lamer de la Cour fédérale. S'appuyant sur ce jugement, Adil Charkaoui affirme que le certificat de sécurité est abrogé et que la décision est définitive et sans appel", ajoute la même source.

Le 25 septembre dernier, la juge Tremblay-Lamer de la Cour fédérale a levé les dernières conditions qui restreignaient la liberté d'Adil Charkaoui. Ce dernier a d'ailleurs coupé, devant les caméras de télévision, le bracelet menu d'un GPS qu'il était forcé de porter à la cheville depuis 2005.

"L'homme de 36 ans détient le statut de résident permanent au Canada. Il nie avoir appartenu au Groupe islamique combattant marocain, une organisation terroriste associée à Al-Qaïda à qui les attentats de Casablanca (en 2003) et ceux de Madrid (en 2004) ont été attribués", selon la même source. Toutefois, les autorités canadiennes ont toujours maintenu qu'elles détenaient des preuves à cet effet contre Charkaoui.

Mais le 20 août dernier, Ottawa a retiré certains éléments de preuve dans ce dossier, affirmant que le fait de les rendre publics compromettrait la sécurité nationale. Avec le retrait de ces documents, liés à l'écoute électronique dont Adil Charkaoui avait fait l'objet, il devenait impossible pour la justice de maintenir le certificat de sécurité en place. Par conséquent, le 25 septembre, la juge Tremblay-Lamer a annoncé aux avocats du gouvernement fédéral qu'il était " impossible que le certificat de sécurité ne tombe pas ".

La révocation définitive du certificat de sécurité ne met pas nécessairement un terme à la saga judiciaire dans laquelle Adil Charkaoui est engagé. Ce dernier affirme que sa réputation a été entachée et qu'il est en droit d'obtenir des excuses officielles de la part d'Ottawa.

Charkaoui n'écarte pas la possibilité d'intenter une poursuite contre le gouvernement canadien. Son avocate, Johanne Doyon, soutient que les autorités canadiennes ont fait " de l'abus de procédures " dans cette affaire.


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