Né à Basse-Pointe (Martinique) le 21 juin 1913, Aimé Césaire publie Cahier d'un retour au pays natal en 1939. En 1941, il fonde avec sa femme Suzanne et des camarades (René Ménil, Aristide Maugé) la revue Tropiques ; plus tard, Présence africaine.
André Breton préface Les Armes miraculeuses en 1944. Après un séjour en Haïti, 1945 le voit entrer en politique. 1950 : Discours sur le colonialisme. En 1958, il fonde le Parti progressiste martiniquais pour consacrer sa rupture avec le Parti communiste. Parallèlement, il publie ses poèmes (Soleil cou coupé), son théâtre (La Tragédie du roi Christophe), ses discours. Une seule règle : "Pousser d'une telle raideur le grand cri nègre, que les assises du monde en seront ébranlées." Maire de Fort-de-France de 1945 (il n'avait que 32 ans) à 2001, député de 1946 à 1993, président du Conseil régional de Martinique, il avait quitté la présidence du Parti progressiste martiniquais (PPM) en 2005.
Agé de 94 ans, le chantre de la négritude - concept fondé dans les années 1930 à Paris avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas -, est arrivé au bout d'une vie et d'une oeuvre qui ont marqué le XXe siècle.