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Alger condamne les rançons payées aux terroristes, mais continue de les payereMarrakech le 30 Septembre 2010
eMarrakech: "En Algérie, plus d’une soixantaine de personnes ont été kidnappées par des groupes armées d'Al Qaïda ou par des bandes maffieuses avant d'être libérées en échange de fortes sommes d'argent. En Algérie, on paie aussi les rançons." Ce sont là les mots du président algérien Bouteflika, adressés aux participants aux travaux de la 65e session de l'Assemblée générale des Nations unies, à laquelle il n'a pas été présent.
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Il affirme, ainsi, la condamnation d'Alger des rançons délivrées aux terroristes de l'AQMI pour la libération d'otages. Il souligne que «des efforts considérables restent à déployer par la communauté internationale en vue d'éradiquer cette menace transnationale non seulement dans le cadre de sa mise en œuvre intégrale et systématique, mais également dans le traitement de la problématique de l'élargissement des terroristes en contrepartie de la libération d'otages, question qui doit être abordée avec détermination, fermeté et responsabilité ».
Bouteflika incrimine ainsi le versements d'argent aux terroristes, en saluant l'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 1904 portant sur l'incrimination juridique du versement de rançons aux groupes terroristes. Le président ne condamne pas seulement les rançons payées, mais aussi la libération de terroristes. Par cette condamnation, le président fait allusion à deux événements qui ont eu lieu durant l'an 2010 et qui ne furent pas du goût d'Alger: le premier est la libération de l’otage français, Pierre Camate, enlevé le 26 novembre 2009 par un groupe d’Al Qaïda au Maghreb islamique qui a été libéré par ses ravisseurs contre la remise en liberté de quatre islamistes arrêtés dans le Nord du Mali en avril 2009. Et le deuxième la libération en août 2010, par le même groupe de ravisseurs, de deux humanitaires espagnols contre le versement d’une rançon de 7 millions d’euros. cependant,le message semble mal coïncider avec ce qui se passe el Algérie depuis une décennie, où des milliers de terroristes dont de nombreux chefs de l’AIS, du GIA, et du GSPC, auteurs de dizaines de milliers de meurtres, de massacres et de barbaries innommables, ont été graciés sans le moindre jugement; et des centaines et des centaines de terroristes, certains connus pour être des sanguinaires sans foi ni loi, ont été priés de rentrer chez eux quelques heures après être descendus du maquis, sans la moindre poursuite judiciaire; souligne la presse algérienne. Pire encore, non seulement la loi sur la concorde civile a permis l’absolution des criminels, mais elle a dénié aux victimes le droit de poursuivre les bourreaux devant les tribunaux de la république; affirme la même source. Deux cas illustrent la grande différence entre le discours gouvernemental et la réalité: Celui d’Hassan Hattab, ex-émir du GIA, ex-chef du GSPC, qui est détenu et pourtant qui fait des déclarations à la radio nationale et à des télévisions étrangères, rencontre des journalistes algériens et adresse des messages aux desperados du djihad pour qu’ils déposent les armes. Il est bien libre sans être libre. Le deuxième est celui de Aberrezak El Para, de son vrai Ammari Saïfi, ancien émir du GSPC, auteur de l'enlèvement de 35 touristes occidentaux dans le désert algérien en février 2003, cet homme là a simplement disparu. Nul ne sait où il est détenu et qui le détient. La justice algérienne le réclame, le juge et le condamne par contumace, mais El Para n’est pas déféré devant les tribunaux. Conclue la même source. Le message du président algérien semble ainsi omettre le cas le plus clair, celui du pays qui condamne les rançons et les paie, et condamne l’élargissement des terroristes en contrepartie des otages, et le fait. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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Algérie: Quatorze partis boycottent les travaux de l'Assemblée Nationale
