Verliebt in Berlin auf MyVideo

Accueil  >  ACTUS

              

Alger veut parler des questions sécuritaires à la réunion de l'Union du Maghreb arabe


AFP le 23 Janvier 2012


Alger - L'Algérie a demandé l'inscription des questions sécuritaires à la réunion ministérielle de l'Union du Maghreb arabe (UMA), prévue "probablement" le 17 février à Rabat (Maroc), a annoncé dimanche son ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel.


Alger veut parler des questions sécuritaires à la réunion de l'Union du Maghreb arabe
L'agence APS a rapporté cette information sans autre détail alors que Rabat n'a pas encore annoncé de date à cette rencontre.

Les questions sécuritaires sont l'un des sujets les plus épineux de la région, l'Algérie tout comme ses voisins du Sahel étant confrontés à des gangs criminels armés et aux activités d'Al-Qaïda du Maghreb islamique (Aqmi) qui a revendiqué récemment l'enlèvement de plusieurs ressortissants étrangers, dont trois en octobre près de Tindouf, dans le sud-ouest algérien.

L'Algérie, le Niger, le Mali et la Mauritanie se sont alliés pour combattre ces fléaux, aggravés par le conflit libyen et le renversement du régime Kadhafi qui a mené à une circulation massive d'armes.

Trois des cinq pays de l'UMA sont touchés par cette situation, l'Algérie, la Mauritanie et la Libye, qui préside actuellement cette organisation forte également du Maroc et de la Tunisie.

"L'UMA est une construction qui passe par une nouvelle organisation de nos rapports, une modification de certaines de nos institutions et la création de nouveaux mécanismes", avait récemment déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci.

"Les mutations intervenues en Tunisie, en Libye et dans d'autres pays arabes ne peuvent que nous encourager à aller plus vite et mieux dans la construction de l'UMA", avait-il ajouté.

D'où la visite lundi et mardi à Alger, à l'invitation de la partie algérienne, du ministre des Affaires étrangères du nouveau gouvernement marocain, Saad Eddine Othmani, un des principaux dirigeants du parti islamiste Justice et Développement (PJD, modéré).

Une visite qui s'inscrit dans un contexte marqué par des changements dans le monde et à la veille d'une "volonté partagée" de tous les pays de la région de "dynamiser" l'Union du Maghreb arabe (UMA), selon Messahel.

Mais elle est aussi destinée à "raffermir les liens de fraternité et de coopération" des deux pays, a déclaré dimanche le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères.

Rabat vendredi avait annoncé cette visite comme s'inscrivant "dans le cadre de la consolidation du processus des rencontres et des concertations entamé par les deux pays pour hisser leurs relations au niveau des aspirations des deux peuples frères".

Pour ce qui est de la réouverture de la frontière terrestre algéro-marocaine, cette question "trouvera sa solution un jour", a déclaré dimanche le ministre algérien délégué Abdelkader Messahel.

Cette frontière terrestre est fermée depuis un attentat en 1994 à Marrakech (sud marocain) que Rabat avait attribué aux services secrets algériens.

Le roi Mohammed VI avait expressément appelé à un réchauffement des liens et à cette réouverture dans son discours du trô ne le 30 juillet dernier.

"Nous tenons à l'amorce d'une nouvelle dynamique ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens, en prélude à une normalisation totale des relations bilatérales (...) y compris la réouverture des frontières terrestres", avait-il déclaré.

Messahel a rappelé qu'une série de visites avait été effectuée ces deux dernières années par des ministres des deux pays. "Les réunions sectorielles aboutissent beaucoup plus", a-t-il dit.


________________________Dans la même rubrique_________________________




1 2 3 4 5 » ... 1920

Nouveau commentaire :
Twitter
B i u  QUOTE  URL

Avis important, Vos commentaires sont les bienvenus. Veuillez consulter les conditions générales d’utilisation des commentaires sur le site