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Algérie: avant le ramadan, islamistes et militaires se rendent coup pour coupAFP le 11 Août 2008
Alger : Trois semaines avant le début du Ramadan, islamistes et forces de sécurité en Algérie se rendent coup pour coup dans le "quadrilatère de la mort", une région adossée à la Kabylie et qui abrite le principal repaire des groupes armés.
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Le Ramadan, qui commence début septembre et est censé être une période de piété et de quiétude pour les musulmans, est considéré comme propice au jihad (la guerre sainte) par les "émirs" (chefs islamistes), qui promettent le paradis à leurs adeptes tombés en "martyrs" pendant ce mois sacré du jeûne.
Trois attaques suicide totalisant 10 morts, dont trois kamikazes, et 54 blessés ont été perpétrées depuis le 23 juillet par les islamistes dans ce "quadrilatère de la mort" délimité par les villes de Boumerdès, Tizi Ouzou, Bouira, à l'est, et qui s'étend jusqu'à Alger. Selon les experts de l'anti-terrorisme, la capitale algérienne, placée sous la surveillance permanente de patrouilles de police et de gendarmerie postées aux entrées de la ville et sur ses grandes artères, reste la cible principale des groupe armés. Plusieurs attentats y ont été déjoués ces derniers mois, affirment-ils. Les groupes du "quadrilatère de la mort" restent les plus actifs d'Algérie, où, selon des sources non officielles, on compterait encore quelque 300 à 400 islamistes armés dissiminés à travers le territoire. La région abrite plusieurs "émirs" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui est dirigé par Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaab Abdelouadoud. Elle est régulièrement ratissée par les services de sécurité. L'armée a affirmé y avoir tué 12 islamistes armés, dont plusieurs "émirs", dans la nuit du 7 au 8 août dans une embuscade tendue près de Beni Douala, quelques jours après l'attentat perpetré le 3 août par un kamikaze contre le commissariat des renseignements généraux de Tizi Ouzou (25 blessés selon un bilan officiel). Cette attaque avait été précédée le 23 juillet par un attentat perpétré par un kamikaze à moto au passage d'une patrouille militaire à Lakhdaria, faisant 10 blessés parmi les militaires selon un bilan officiel. Les deux actions ont été revendiquées par l'AQMI, l'ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), rallié en septembre 2006 à la nébuleuse terroriste d'Oussama ben Laden. Dans la nuit de samedi à dimanche, un nouvel attentat suicide a été perpetré contre un poste de gendarmerie à Zemmouri el Bahri, une plage populaire à l'est d'Alger, faisant un total de huit morts et 19 blessés, selon le ministère de l'Intérieur. Il n'avait pas été revendiqué dimanche en début d'après-midi. Dans ce même "quadrilatère de la mort", un ingénieur français et son chauffeur algérien avaient été tués, le 8 juin à Lakhdaria, dans un attentat à la bombe revendiqué aussi par l'AQMI. Ces actions ont mis fin à une relative accalmie de six mois, après un double attentat suicide, le 11 décembre, contre le siège du Conseil constitutionnel, sur les hauteurs d'Alger, et la représentation du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), dans le quartier résidentiel ultrasécurisé de Hydra. Ces deux attaques simultanées, revendiquées par l'AQMI, avaient fait 41 morts et plusieurs dizaines de blessés, selon le bilan officiel. Elles ont été suivies par un durcissement de la lutte anti-terroriste et le renforcement des mesures de sécurité autour des édifices publics et les représentations diplomatiques et économiques étrangères, cibles potentielles des groupes armés. La Justice, mettant les bouchées doubles, a pour sa part prononcé 218 peines capitales par contumace en six mois, de janvier à juillet 2008, à l'encontre d'islamistes armés en fuite, selon des sources judiciaires. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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