Algérie: le directeur d'El Watan refuse de se présenter à la police


AFP le 19 Mars 2009


Alger - Le directeur du quotidien algérien El Watan Omar Belhouchet, contre lequel quatorze plaintes en diffamation ont été déposées, a refusé mercredi pour la deuxième fois de se rendre à une convocation de la police, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP.


Omar Belhouchet
Omar Belhouchet
"J'ai refusé de me rendre à la DGSN (Direction générale de la sûreté nationale) car j'estime que les affaires de diffamation sont du ressort des tribunaux", a-t-il dit à l'AFP.

Des agents de la DGN se sont présentés mercredi "pour la deuxième fois" en moins d'une semaine au journal pour remettre à Belhouchet une convocation concernant quatorze affaires différentes de diffamation, a ajouté Belhouchet.

"Le code de procédure pénale est on ne peut plus clair: la police judiciaire n'intervient dans ce genre d'affaire que si la personne incriminée ne présente pas suffisamment de garanties, de domicile, ou de travail. Ce n'est pas mon cas", a-t-il dit.

"Aucun journaliste n'a d'ailleurs refusé de se présenter devant la justice quand il était convoqué", a souligné Belhouchet.

Son avocat, Khaled Bourayou, a estimé de son côté que le code de procédure pénal proscrit cette procédure de convocation par la police judiciaire pour des affaires de presse.

Le syndicat des journalistes (SNJ) algériens a également dénoncé cette procédure et exprimé sa crainte que cette convocation "ne fasse resurgir ces pratiques de pression exercée sur la presse".

"Seule la justice est habilitée à traiter des affaires de diffamation", affirme le SNJ.

Les délits de presse sont passibles de peines de prison en Algérie.


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Commentaires

1.Posté par Nasser le 20/03/2009 12:01
tiens! je croyais que tous les journaux algériens appartenaient aux généraux!

2.Posté par rami le 25/03/2009 18:24
tenez bon Omar !

3.Posté par omar lesait le 31/03/2009 20:58
je suis victime d'une diffamation à deux reprise en une semaine dans l'affaire qui m'oppose à FELLAG, je n'ai même pas le droit de réponse et pourtant je vous ai faxé un papier en respectant le délai de quatre jours, hélas; Monsieur BELHOUCHET vous êtes responsable de laisser passer des insultes. Vous devez répondre devant la justice , vous n'avez le droit de dire n'importe quoi sur les gens, un quotidien national ce pas un tract .