Algérie: les violations de la liberté de la presse se sont multipliées pendant les élections


EMarrakech le 25 Avril 2009


Les violations de la liberté de la presse se sont multipliées en Algérie sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika; un grand nombre d'entre elles se sont d'ailleurs produites pendant la campagne électorale de ce mois-ci, disent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). Bouteflika a été réélu pour un troisième mandat le 9 avril.


Algérie: les violations de la liberté de la presse se sont multipliées pendant les élections
La veille du scrutin, le CPJ et RSF rapportent que le gouvernement algérien a interdit la distribution des numéros en cours de trois hebdomadaires français, « L'Express », « Marianne » et « Le Journal du Dimanche » - qui contenaient des articles critiquant le règne de Bouteflika et les liens étroits qu'il entretient avec les principaux généraux de l'armée.

Les journalistes rapportent avoir attendu pendant des mois avant d'obtenir un visa d'entrée en Algérie, ou se sont vu refuser leurs demandes, dit le CPJ. D'autres, qui se sont présentés ont été empêchés physiquement de couvrir l'élection présidentielle, disent le CPJ et RSF.

Le jour de l'élection, par exemple, Hicham Madraoui et Mahfoud Ait Bensaleh, de l'hebdomadaire marocain « Assahrae Al Ousbouiya » ont été arrêtés, emmenés dans un poste de police d'Alger et interrogés pendant plus de quatre heures.

« Leur arrestation ne laisse présager rien de bon pour le troisième mandat du président Abdelaziz Bouteflika », dit RSF. « On a empêché les médias internationaux de couvrir convenablement l'élection. Nous espérons que les médias pourront mieux couvrir le prochain gouvernement de Bouteflika. »

Une journaliste tunisienne et championne des droits de la personne, Sihem Bensedrine, n'a pas même été autorisée à mettre les pieds au pays. Bensedrine, qui est arrivée à l'aéroport d'Alger le 4 avril pour participer, avec la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), à la surveillance de la couverture de l'élection présidentielle par les médias locaux, a été contrainte par la police de l'aéroport de repartir à bord du même avion qui l'avait emmenée de Paris. Sans explications.

D'après la LADDH, il y a eu dans les médias « absence totale de débat critique » sur l'élection présidentielle et, dans les médias appartenant à l'État, une couverture unanimement favorable à Bouteflika contre ses cinq adversaires.

Selon le CPJ, la fréquence des violations a commencé à s'accroître en février 2006, après que le gouvernement de Bouteflika eut émis un décret draconien qui restreint la libre expression et impose des limites très étroites à la discussion sur la guerre civile des années 1990 en Algérie.

Sont interdites par exemple les enquêtes sur le meurtre de dizaines de journalistes et la disparition d'au moins deux autres.

« Ce décret pousse à davantage d'autocensure dans les médias algériens; il sert de nouvelle prescription de harcèlement et d'incarcération des journalistes critiques, et il élargit le fossé entre les politiques algériennes et les normes internationales en matière de libre expression », dit CPJ.

Et le CPJ et RSF ont écrit séparément à Bouteflika pour l'inviter à révoquer le décret de février 2006, et à mettre fin à l'incarcération et au harcèlement des journalistes algériens.


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Commentaires

1.Posté par ACHE KAYENNE le 25/04/2009 18:16
Et lorsque nous approuvons de tels articles qui dénoncent ces abus de pouvoir et cette régression de la démocratie ou que l'on dise tout simplement ce qui ne vas pas chez nous, alors de tas d'idiots vous traite de vendu, vous catalogue de marocains même si vous êtes plus algérien que le Président de la république. ( Car vivant à Oujda en fait il n'est algérien que depuis la guerre d'Algérie) et viennent tout de go à l'insulte et l'invective.
Quand les algériens penseront sérieusement et poseront consciencieusement les véritables questions, soutiennent ceux qui dénoncent l'arbitraire et la médiocrité, alors on pourra dire que l'Algérie va prendre le bon chemin. Mais en attendant........

2.Posté par Djamazz le 26/04/2009 17:55
avec RSF comme aiguillon et même s'il est exact qu'en matière de liberté de la presse il existe des lacunes sérieuses je n'accorde aucun crédit à ce qui est relaté dans ce papier.... pour une seule et simple raison Kayenne.... moi algérien d'Algérie et journaliste de surcroit qui ne publie plus dans la presse nationale et contrairement à vous citoyen français (même d'origine algérienne ) je voudrais comprendre pourquoi jamais un mot quand il s'agit de censure politique médiatique et autres quand il s'agit d'autres courant que les laïc pro occidentaux ???? et puis franchement si sa vous chante de considérer RSF comme une référence alors vous êtes vraiment à plaindre ... enfin étant français je ne vois pas en quoi les problèmes de l'Algérie vous concernent ??? vous plus algérien que Bouteflika ??? vous ne manquez vraiment pas de culot tellement mal informé que vous êtes ... ou carrément de mauvaise foi !!! dans ce cas que dire de tout ces natifs de France qui se prétendent algériens ??? à moins que détenteur de la nationalité française cela vous accorde de facto une citoyenneté algérienne supérieur au habitants d'Algérie eux même... et là on comprend mieux votre aliénation vis à vis de vos maitres outre Med et votre aspiration à établir dans mon pays un apartheid qui s'avance voilé.... n'est ce pas la se tirer une balle dans le pied à commencez par vous justement ??? à quelle source puisez vous vos raisonnements chimérique ??? NO COMMENT !!!! Djamazz
http://djamazz.centerblog.net/

3.Posté par SADAWI le 27/04/2009 11:18
la liverté d'expression a été confisquée depuis la mort de sidna Mohamed (saw) et cette tare,nous la garderons jalousement en terre d'islam jusqu'à la fin des temps.

Convenez cependant que le mal est plus aigu au maroc qu'en algérie mais rien n'empêche qu'il porte en nos deux pays
des préjudices que la morale répprouve.