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Amnesty accable l'impunité dont jouissent les services de sécurité algériensMAP le 13 Mai 2011
Londres - L'organisation internationale de défense des droits humains, Amnesty International (AI, basée à Londres) a accablé vendredi les violations des droits humains commises en Algérie,
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pointant en particulier du doigt, l'impunité dont jouissent les agents du Département du renseignement et de la sécurité (DRS).
"L'impunité était toujours bien établie pour les actes de torture et autres sévices infligés à des personnes soupçonnées d'infractions liées à la sécurité", constate AI dans le chapitre consacré à l'Algérie dans son rapport annuel sur la situation des droits de l'homme dans le monde. Des agents du DRS, le service du renseignement militaire, "continuaient d'arrêter des personnes soupçonnées d'infractions liées à la sécurité et de les placer en garde à vue, parfois au-delà de la durée maximale de 12 jours prévue par la loi". Ces personnes sont détenues "dans des centres de détention non reconnus où elles risquaient d'être torturées ou autrement maltraitées", lit-on dans le rapport, où sont cités les exemples de plusieurs personnes incarcérées par le DRS. Amnesty relève que des personnes soupçonnées d'actes de terrorisme ont été jugées au cours de procès ne respectant pas les normes d'équité. "Certaines, dont des accusés condamnés à mort par des tribunaux militaires, ont été déclarées coupables sur la base d'+aveux+ obtenus, selon leurs déclarations, sous la torture ou la contrainte", ajoute AI, notant que des détenus n'ont pas été autorisés à consulter l'avocat de leur choix. L'organisation a, d'autre part, souligné que les autorités algériennes n'ont pris aucune mesure pour enquêter sur les milliers de disparitions forcées et autres violations graves des droits humains qui ont eu lieu au cours du conflit des années 1990. "Elles ont continué de mettre en application la charte pour la paix et la réconciliation nationale (Ordonnance N-06-01), qui accorde l'impunité aux forces de sécurité, rend passibles de poursuites les personnes qui critiquent le comportement de ces forces et octroie l'amnistie aux membres de groupes armés responsables d'atteintes flagrantes aux droits humains", déplore AI. L'organisation a, par ailleurs, accablé le traitement réservé par les autorités algériennes aux immigrés africains, citant le cas d'immigrés qui "ont péri en mer ou dans le désert". Elle rappelle qu'en mai 2010, le Comité sur les travailleurs migrants de l'ONU s'est déclaré préoccupé par le fait que les travailleurs migrants en situation irrégulière peuvent être détenus indéfiniment en Algérie. Le Comité a regretté que les autorités (algériennes) n'aient pas mené d'enquête sur les informations faisant état d'expulsions collectives. Et Amnesty de déplorer le fait qu'elle n'ait pas été autorisée à effectuer une mission d'établissement des faits en Algérie. "Les autorités algériennes ont déclaré que les représentants de l'organisation pouvaient se rendre uniquement dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, gérés par le front Polisario, et qu'ils ne pouvaient pas visiter le reste du pays", précise Amnesty. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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