D'ici là les Palestiniens modérés et les Israéliens meubleront le temps avec des réunions périodiques. Comme ils ont toujours fait ! Ce que semblent Bush, Rice, les conseillers de la Maison Blanche et les Arabes conviés à cette fête qui coïncide avec les fêtes de la Thanksgiving, on se demande qui joue le rôle de la farce, c'est qu'une paix durable et juste ne s'impose pas de l'extérieur ni se décrète par un simple coup de baguette magique.
« Notre objectif, ici à Annapolis, n'est pas de conclure un accord. Il consiste à lancer des négociations entre Israéliens et Palestiniens », a rappelé M. Bush. Tout est dit. Car avant la « paix des braves », il faut d'abord reconstruire l'économie palestinienne effondrée, éradiquer la corruption qui gangrène ce qui reste des institutions de l'Autorité palestinienne, et surtout arriver à convaincre ces riches Palestiniens vivant en Occident d'aider leurs pays en y envoyant de l'argent (comme le font la diaspora juive).
Et non en l'enfonçant chaque jour dans la boue et la mouise par des exigences irréalistes telles que le retour de tous les réfugiés ; sachant que les plus riches ne reviendront jamais. Une éternelle « idée fisc », pour reprendre un jeu de mots du Canard enchaîné.