«Hier au Maroc, aujourd'hui à Alger, nous sommes un petit peu assis sur une poudrière», a déclaré le candidat du Front national sur la chaîne de télévision Public Sénat.
«Ca doit nous poser un grave problème d'autant qu'on voit se multiplier ce genre d'actions de plus en plus près de nous», a-t-il ajouté.
Prié de dire si ce type d'événements «pas très loin de la France» pouvait avoir un impact sur la campagne présidentielle, Jean-Marie Le Pen a répondu par l'affirmative.
«Bien sûr que s'il y avait des attentats ou même des troubles graves en pleine période électorale, cela aurait des conséquences qui peuvent être illimitées», a-t-il avancé.
Pour le président du FN on peut s'attendre «tout naturellement à un développement de cette forme d'actions terroristes d'autant plus grave qu'elle recourt maintenant à des militants kamikazes, qui rend la détection et l'interception de ces terroristes beaucoup plus difficile.» «La situation est telle qu'à tout moment on peut se retrouver dans un climat d'insécurité aggravée, surtout s'il y avait la mise en oeuvre de réseaux organisés, qui problablement ont dû pré-disposer leur dispositif», a-t-il poursuivi.
Le dirigeant d'extrême droite a dit ne pas être sûr que, «dans un pays où quelquefois au lycée on parle cinquante langues différentes, nous ayons des services de renseignement qui soient en mesure de suivre les différents réseaux de toutes nationalités.» Il a estimé que celles-ci pouvaient être liées par une «solidarité religieuse».