En effet, Souhail Chichah, membre du corps scientifique de l’Université Libre de Belgique, est intervenu lors du débat de la journaliste française, mardi soir, en compagnie d'une cinquantaine de personnes pour dénoncer "l'islamophobie" de la journaliste. Il avait auparavant appelé, sur sa page facebook, à la "lapidation" de la journaliste.
La conférence de Caroline Fourest sur le thème: "L'extrême droite est-elle ou non devenue fréquentable?" a été chahutée par Chichah et d'autres personnes, coiffés de niqab, sous le cri de "Burqa, bla bla!".
"Je tiens juste à signaler que les débats sur ces sujets-là, j'en ai au Yémen, j'en ai partout dans le monde et qu'il n'y a en qu'en Belgique et à l'ULB...", a déclaré Caroline Fourest au micro, avant d'être à nouveau interrompue par les activistes. La journaliste a dû quitter la salle escortée par le service de sécurité et le débat n'a pu avoir lieu.
L'UBL s'est dit scandalisée par cette atteinte à la liberté d'expression selon Le Soir, qui indique que le recteur compte saisir le conseil de discipline de l'université afin de décider du sort de Souhail Chichah.
Par ailleurs, Chichah a déclaré qu'il allait changer de nom "pour ne pas exposer sa famille à un déferlement de haine". Il s'appellera désormais Souhail Abdellah, indique Le Soir. Par le passé, il avait été victime de menaces de mort et d'une agression au couteau.
L'assistant de l'ULB, qui fait l'objet d'une instruction disciplinaire, invite l'essayiste française, à qui l'on prête des thèses islamophobes, "à revenir pour un vrai débat". "J'ai moi-même été censuré lors d'un débat. Je mets au défi l'ULB de me sanctionner alors que j'ai subi le même sort que Caroline Fourest", affirme-t-il,
rapporté par la presse.