Pouvez vous nous présenter la Revue 'le Jardin des Hespérides'?
La revue "le Jardin des Hespérides" est la voix de la SMAP (la Société marocaine d'archéologie et du Patrimoine) auprès des lecteurs de tout bord. Il s'agit d'une revue semestrielle. Son objectif est de susciter la prise de conscience nécessaire vis-à-vis du patrimoine culturel en général et archéologique en particulier. A cet égard, les dossiers parus dans les différents numéros et qui ont porté jusqu'ici sur l'Eau, le Feu, la Terre cuite et la Pierre y ont été développés dans leur perspective patrimoniale. Ceci est l'œuvre aussi bien d'archéologues, d'anthropologues que d'historiens. D'autres rubriques telles que : Aux origines, Portrait, Expositions et musées, Sites légendaires et Nouvelles viennent, avec leur contenu, agrémenter chacun des numéros. Je n'en dirais pas plus, je laisse le soin aux lecteurs de découvrir cela dans la 4ème édition de la revue qui est actuellement en vente dans les kiosques.
Vous êtes à votre 4éme numéro, C'est à dire que vous résistez bien dans un kiosque marocain devenu de plus en plus difficile. Quels sont vos secrets de résistance ?
Il est à signaler que la SMAP est une association à but non lucratif. Notre objectif n'est donc pas de faire des bénéfices que nous ne faisons pas d'ailleurs. Mais, si nous résistons, cela est surtout du à une persévérance et à la ferme volonté d'assurer la diffusion des connaissances relatives au patrimoine culturel auprès d'un large éventail de la société. Par ailleurs, notre parution est semestrielle, cela nous donne suffisamment le temps de la préparer. Bien plus, les contributions des auteurs sont fournies à titre gracieux et sans contrepartie. C'est tout cela, je pense, qui fait que nous résistons…
Quelle place au culturel dans ce monde de mondialisation ?
Le culturel dispose d'une place de choix dans ce monde de mondialisation. C'est cela même qui permettra à chacun de s'identifier, à avoir une référence dans un monde où tout se mélange. Par ailleurs, la mondialisation peut avoir l'avantage de servir de tremplin pour le culturel pour que celui-ci puisse s'ouvrir sur autrui et se faire connaître à plus grande échelle…
Pourquoi ne pas passer à l'édition électronique pour 'le Jardin des Hespérides'? Le papier a son mystère ?
Le papier en dépit de tout à encore de l'avenir devant lui. C'est qu'il y a des habitudes qu'on ne peut abandonner du jour au lendemain. Lire un journal, par exemple, sur support papier est facile et plus agréable à manier. C'est là une habitude qu'on ne veut sacrifier. Nous nous inscrivons donc dans cette perspective. Toutefois, nous sommes aussi entrain d'étudier la possibilité d'envisager la formule de l'édition électronique pour le numéro 4 -voire pour les 3 premiers numéros- mais à l'expiration des délais de mise en vente de ce dernier, soit fin novembre 2008.
Qu'elles sont vos souhaits pour le monde de l'édition au Maroc ?
Le support papier a encore de belles années devant lui. Mon souhait alors, pour l'édition au Maroc, est que les publications qui privilégient ce support prospèrent. Ainsi, longue vie à celles parmi ces dernières qui sont bien installées et bon courage à celles qui se battent, tant bien que mal, pour survivre.