Benaissa: La culture a connu un important essor dans le sillage du développement global au Maroc


MAP le 20 Avril 2010


Amman - Le secteur de la culture au Maroc a connu, au cours de la dernière décennie, un important essor dans le sillage du développement global du Royaume, a souligné, lundi à Amman, Mohamed Benaissa, secrétaire général de la Fondation du Forum d'Assilah.


Mohamed Benaissa
Mohamed Benaissa
En harmonie avec "l'éveil intellectuel" que conduit SM le Roi Mohammed VI, l'Etat marocain a déployé "un grand effort" en matière de promulgation des textes législatifs régissant le domaine de la culture, de manière à permettre l'intégration des initiatives privées et l'allègement du fardeau sur les pouvoirs publics, a dit Benaissa, qui a cité l'exemple du Maroc dans une conférence sur "la gestion culturelle dans le monde arabe: réalité et aspirations", donnée au siège de la Fondation Abdelhamid Shoman (Jordanie).

La majeure partie des manifestations culturelles aux plans local et national est aujourd'hui organisée par les privés dans le cadre du sponsoring ou de partenariat avec l'Etat, a-t-il rappelé, se félicitant du dynamisme des associations de la société civile, convaincues désormais de l'idée "qu'il ne faut pas tout attendre de l'Etat".

L'autre aspect de "la gestion rationnelle" des affaires culturelles au Maroc n'est autre que l'importance accordée à la culture amazighe en tant que l'un des affluents essentiels de l'identité nationale et facteur de sa richesse et diversité, a fait remarquer Benaissa, notant la création de l'Institut royal de la culture amazigh, d'une radio et d'une chaîne amazigh et l'enseignement de cette langue dans les écoles.

En dépit de toutes ces actions, la société demande encore davantage de soutien de l'Etat à la promotion du produit culturel pour en faire bénéficier un large spectre de couches sociales, a-t-il relevé, considérant que la pluralité politique et intellectuelle suivie par le Maroc a beaucoup contribué au succès des expériences de partenariat dans ce domaine.

Aux yeux de Benaissa, la gestion culturelle ne doit pas se limiter au "rô le traditionnel" dévolu au département de tutelle, notamment l'organisation des bibliothèques et la restauration et l'entretien des musées, mais il faut faire en sorte que la culturelle devienne "synonyme de savoir et de développement humain".

Dans le cadre de cette conférence, qui a rassemblé le gotha du monde intellectuel et culturel jordanien, Benaissa a fait un vaste tour d'horizon de la réalité de la culture arabe et ses perspectives d'avenir.


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