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Bertrand Delanoë: L'assassinat de Brahim Bouarra est une tâche indélébileMAP le 2 Mai 2009
Paris - L'assassinat du Marocain Brahim Bouarram, jeté en 1995 dans la Seine par des skinheads qui participaient au cortège du 1er Mai du Front national (FN), est "une tâche indélébile dans l'âme de Paris", a déclaré vendredi le maire de la ville, Bertrand Delanoë.
Bertrand Delanoë
Au cours de la cérémonie de commémoration du 14-ème anniversaire de la disparition de Brahim Bouarram, qui s'est déroulée pour la première fois en présence de son fils Said, âgé aujourd'hui de 23 ans, Delanoë a indiqué qu'en rendant chaque année hommage à Bouarram, la ville de Paris s'engage fermement pour la solidarité, la liberté et pour le respect de chacun, ainsi que contre toute discrimination de quelque nature que ce soit.
"Ce premier mai 1995, des gens animés par une idéologie abjecte ont tué un homme parce qu'il était arabe, là à Paris, dans cette Seine, un lieu de partage, de beauté et de fraternité", a-t-il déploré, rappelant que la plaque commémorative qu'il avait élevée à la mémoire du défunt est un signe de l'engagement de la ville de Paris et de ses habitants contre le racisme, la discrimination, pour la liberté et pour la citoyenneté dans l'égalité des droits. Après avoir réaffirmé la détermination et l'action de la Mairie de Paris à ne jamais accepter l'inacceptable, Delanoë a déposé une gerbe de fleurs au pied d'une plaque portant l'inscription "à la mémoire de Brahim Bouarram, 1965-1995, victime du racisme, assassiné en ces lieux le 1-er mai 1995". Plusieurs représentants d'associations ont condamné, à leur tour, la discrimination, sous toutes ses formes, dont sont victimes particulièrement les populations issues de l'immigration, s'élevant contre la montée des extrémismes et de l'idéologie de la haine, du racisme et de l'intolérance. Derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire: "Pour que la mémoire de Brahim Bouarram et de toutes les victimes des actes racistes reste vivante", les manifestants se sont rendus sur le lieu même duquel Bouarram a été jeté à la Seine, où ils ont observé une minute de silence. Etaient notamment présents à ce rassemblement, des représentants de l'Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), de la Ligue française des droits de l'Homme et de plusieurs partis politiques français.
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