Graves a, de prime abord, exprimé la préoccupation de son organisation devant le sort des populations séquestrées sur le territoire algérien, avant de s'attarder sur l'aspect humanitaire de leurs conditions de vie.
Cette situation s'est particulièrement aggravée lors des événements dramatiques qui ont secoué les camps de Tindouf dernièrement, a-t-il fait remarquer.
Graves a rappelé que les persécutions continuent et que la situation dans les camps est telle que beaucoup de personnes sont parties et plusieurs ex-responsables ou membres du "polisario" l'ont quitté.
Il a, dans cet ordre d'idées, plaidé pour la liberté de mouvement pour les séquestrés et le respect de leurs droits en tant qu'êtres humains.
L'assistance, composée de représentants d'ONGs internationales des droits de l'Homme, d'universitaires, de militants associatifs et de journalistes, a suivi, par la suite, des témoignages qui ont apporté un éclairage sur les exactions commises en toute impunité par le "polisario' à l'encontre d'une population sans défense, soulignant que l'arbitraire qui ne connaît aucune limite dans les camps n'épargne ni femmes ni enfants et ne fait aucune
distinction entre jeunes et moins jeunes.
Les participants ont déploré le fait que cela dure plus de 30 ans,souhaitant que la Communauté Internationale puisse enfin saisir la dimension de la peine et des souffrances qui tendent à perdurer et à broyer non pas des personnes mais des générations.
"Les pratiques totalitaires et l'apologie de la pensée unique instaurées comme moyens de gouvernance ont tué mes convictions concernant les libertés individuelles.
Pour y avoir cru, j'ai passé plus de six années dans les geôles du polisario, ma seule erreur c'est d'avoir cru avec cette ingénuité qui caractérise tout jeune, en un leurre", a souligné Beida Abdelaziz Hosein,président de la commission des droits de l'Homme au Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS) et de l'Association des parents des Sahraouis victimes de la répression dans les camps de Tindouf.
"La victime c'est nous et non 'le polisario', qui ne rate aucune occasion pour verser des larmes de crocodiles. Il est temps que la Communauté Internationale saisisse les subterfuges savamment entretenus par un groupuscule aux abois", a-t-il martelé.
"Il ne s'agit pas de campagnes de dénigrement, il s'agit tout simplement de la vérité, de la réalité amère que vivent les populations des camps de Tindouf", a soutenu,Beida, appelant à "la levée du siège imposé dans cette partie du territoire algérien".
Plusieurs témoignages ont demandé à des ONGs comme "Faith International" d'être les porte-voix des victimes des graves violations des droits de l'Homme commises par "le polisario". D'autres ont rappelé que si le Maroc a déployé de grands efforts pour se réconcilier avec son passé et réparer l'injustice faite à un certain nombre de ses citoyens, ce n'est pas le cas du "polisario" ni de sa direction, devenue un véritable mammouth qui se nourrit de la souffrance des plus faibles, en continuant à instrumentaliser leur drame.
Ils ont demandé à ce propos, que la Communauté Internationale veiller à ce que l'aide humanitaire profite concrètement aux bénéficiaires, rappelant que depuis les événements dramatiques qui ont secoué les camps de Tindouf dernièrement, faisant de nombreuses victimes dont des femmes et des enfants, la situation n'a fait qu'empirer. Tous ceux qui ont réussi à partir ont tenu à décrire et révéler au monde les affres d'une population en détresse, privée de liberté de circulation et des droits les plus élémentaires qui confèrent à tout être humain un tant soit peu de dignité.
Dans son témoignage, Masgoula Baamar, membre du CORCAS a mis en relief
la détresse des familles dispersées."Ce sont les femmes qui en souffrent le plus en tant que mères et épouses.
Aucune femme n'a tous ses enfants avec elle. S'ils ne sont pas confinés dans des casernes avec leurs pères, ils sont déportés ailleurs. La femme dans les camps de Tindouf n'a pas de statut social", a-t-elle déploré.