Une « khardoula » préparée par la tante 'flana' par alliance au troisième degré de ma cousine germaine 'flanta' qui a divorcée d'un type que je ne connais même pas, et qui nous a invité dans son domicile une fois pour nous poser un lapin, pas à manger, et qu'on a du se rabattre sur la maison de 'flana' qui n'avait bien sûr, rien préparé d'autre, que sa fameuse 'khardoula', et qui ne nous était même pas destinée, finalement cette khardoula est vraiment inoubliable, la pauvre tante a été répudié, vu que son mari n'avait rien à manger en rentrant le soir, et ses enfants ont compris ce jour-là deux choses essentielles dans la vie : Primo, ce que voulait littéralement dire rester sur sa faim, secundo ce que c'était d'être des enfants de parents divorcés.
En l'occurrence, cette khardoula a causé à ma mère des déchirures musculaire au niveau du visage à force de faire des grimaces pour nous inciter à manger l'innommable khardoula, qui soit dit en passant, était une insulte au bon goût et aux préceptes de la cuisine. Bref je ne voudrais pas de cette fiction, mais il faut avouer que je ne sais même pas par quel bout commencer, c'est tellement confus dans ma cervelle d'oiseau! Seulement ce dont je suis sûr, est que s'il doit y avoir un domaine ou le proverbe qui dit : chacun fait ses tripes à sa façon a la mode de CAEN : s'applique à la lettre c'est bien à la cuisine.
Pardon, j'ai oublié de me présenter, je suis cuisinier dépressif de mon état, et sur un conseil de mon psy, qui lui même, s'auto évalue en permanence à cause de trouble psychique. J'ai décidé de me libérer de mes carcans en écrivant tout ce qui me vient à l'esprit sur ma maîtresse préférée, la cuisine.
Je vais donc vous parler de cuisine servie à toutes les souches. Selon moi et je n'engage personne, la cuisine est le domaine par excellence de la sublimation des sens, quoique devenus subliminales, teintée de messages et d'idéologies toutes relatives et infondées, d'ailleurs c'est à force d'y penser que j'ai commencé à entendre des petites voix.
Mon psy m'a prescrit un traitement de choc, psychotrope et cuisine sans philosophie. Y arriverais-je ? J'essaierais en tout cas ! Et puis pourquoi j'écouterais un psy dont la normalité est sujette à litige, en plus je pratique le 11ème commandement "Tu n'olliras point".
En feuilletant la presse spécialisée je comprend souvent, avec cette impression d'amertume latente, nous les Marocains, nous bénéficions de la meilleur cuisine, parce qu'elle est conviviale non crie la Franceen s'insurgeant, nous sommes les meilleurs, qui dira le contraire est hérétique; quand aux anglais, si tu as le malheur de ne pas t'extasier devant un poulet aux mures sauvages en gelée, tu es bon pour l'asile. Ne peut-on pas s'apprécier naturellement sans pour autant aimer ce que l'autre mange ? Ne dit-on pas que ce sont nos différences qui font notre beauté ?
Allons, sérieusement, la cuisine est trop belle pour être assujettie à des guéguerres intestinales. Peut-on accepter ces préceptes comme donnée mathématique ? Faisons comme si, faites moi plaisir et n'oubliez pas que je suis toujours maniaque dépressif et a tendance suicidaire en plus.
Je me fais un plaisir énorme en partageant avec vous mon idée sur le Monde culinaire, sans prétendre détenir quelque secret gnostique ou je ne sais quelle autre débilité, je vous somme de vous faire plaisir vous aussi, la vie est trop courte pour passer à côté de l'essentiel.
Sans cliché, le premier venu sait que manger est nécessaire pour vivre et tout le tralala …, mais entre nous :
Qu'est ce que manger veut dire ?
Est-ce une mode ?
Est-ce une culture ?
Est-ce une distinction sociale ?
Est-ce un art ?
Est-ce une façon de vivre ?
Est-ce une idéologie ?
Est-ce une philosophie ?
Est-ce un plaisir ?
Est-ce de l'amour ?
Trop de questions vagues me dira-t-on ? Je répondrais que je ne fais pas de feu avec tout bois, parce que, quand on y pense pleinement la cuisine représente tout cela et encore plus.
Le problème récurant est très simple : on a tellement l'habitude de manger par besoin naturel qu'on oublie systématiquement de se poser ces questions élémentaires.
Je reconnais que mon entrée en matière laissera un arrière goût suspicion sur ma santé mentale, rassurez vous, je suis saint d'esprit, L'histoire du psy est pure invention de fou.
Je dis souvent à mes commis de cuisines une seule chose :
« Commencez par l'essentiel et faites simple » et croyez en mon expérience c'est vraiment compliqué.
A la prochaine … enfin si entre temps je ne suis pas interné.