Chérif Kheddam était parmi les premiers chanteurs algériens à avoir étudié le solfège. Il se produisait dans les cafés d’émigrés algériens avant de rentrer au pays après l’indépendance. C’est à la radio algérienne qu’il avait donné cours à son talent de compositeur. Il a composé des chansons culte comme «Bgayet Telha (Béjaïa est belle)», ou encore «A lemri» (ô Miroir) pour célébrer la femme.
Né en 1927 à Boumessaoud, dans la région de Aïn El Hammam, Chérif Kheddam n’était pas spécialement prédestiné à la vie d’artiste. Il a étudié le Coran dans une zaouïa d’ighil Ali (Béjaïa) avant d’émigrer en France, à l’image de beaucoup de ses compatriotes.
Le défunt avait animé deux grands récitals à la Coupole d’Alger en novembre 2004 et au stade olympique de Béjaïa quelques années plus tard avant de s'éteindre à l'âge de 85 ans.