Les manifestants se sont rassemblés devant le musée d'Orsay en début d'après-midi, avant de défiler jusqu'au ministère de l'Education nationale.
""Une délégation a été reçue par le cabinet du ministre: elle a confirmé que le protocole mis en place par le ministère n'avait aucunement réglé le dossier de la direction et du fonctionnement de l'école"", explique le SNUIpp-FSU (principal syndicat des instituteurs), dans un communiqué diffusé après la manifestation.
Le SNUIpp et le SGEN-CFDT appellent les directeurs et directrices d'école ""à poursuivre le blocage administratif et à développer l'action"".
Le blocage administratif consiste à bloquer l'essentiel des relations avec le ministère et les rectorats, en refusant par exemple de faire remonter des informations ou de répondre aux enquêtes académiques, tout en effectuant les tâches quotidiennes auprès des élèves et de leurs parents.
De son côté, le ministère de l'Education nationale assure dans un communiqué que ""le dialogue avance"" avec les directeurs d'école, et qu'un protocole d'accord a été signé le 11 mai dernier avec une organisation syndicale -le SE-UNSA- le 11 mai dernier.
Ce protocole prévoit notamment une décharge de service d'un jour par semaine pour les directeurs d'école comportant quatre classes, ce qui correspond à ""l'équivalent budgétaire de 1.700 postes"", selon le ministère.