L'Egyptien Ahmed Aboul Gheït et le Jordanien Abdallah al Khatib envisageaient initialement de se rendre ce jeudi en Israël. Mais le déplacement a été différé en raison de "considérations particulières" de la part du Premier ministre israélien, Ehud Olmert, écrit l'agence officielle de presse égyptienne MENA.
Jeudi marquera le premier anniversaire du déclenchement de la guerre entre l'armée israélienne et les combattants du Hezbollah l'été dernier au Liban.
"La date a été fixée au 25 juillet", a dit la porte-parole d'Olmert. "Cela a été fait en coordination avec les Egyptiens et les Jordaniens", a ajouté Miri Eisin.
La venue des émissaires de la Ligue arabe suivra de peu une nouvelle rencontre entre Ehud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas, attendue elle pour le début de la semaine prochaine, ainsi que le nouveau déplacement que la secrétaire américaine d'Etat, Condoleezza Rice, doit effectuer dans la région.
INITIATIVE GEL E ? Ce sera aussi une première depuis que l'Egypte et la Jordanie se sont vu confier par la Ligue arabe la responsabilité d'un groupe de travail créé en avril pour avoir des contacts avec Israël sur l'initiative de paix défendue par l'organisation internationale.
Relancé cette année lors du sommet arabe de Ryad, le plan de paix de la Ligue propose à Israël une normalisation de ses relations avec les Etats arabes en échange d'un retrait complet des territoires saisis lors de la Guerre des Six jours, en 1967, de la création d'un Etat palestinien et d'une "solution juste" à la question des réfugiés palestiniens.
L'initiative serait cependant gelée, croyaient savoir la semaine dernière des responsables israéliens, en raison d'objections saoudiennes. Le royaume, ajoutait-on de même source, n'apprécierait pas les efforts entrepris par les Occidentaux pour isoler les islamistes du Hamas qui ont pris le contrôle de la bande de Gaza le mois dernier.
Israël a demandé à la Ligue arabe que ce groupe de travail intègre d'autre pays que l'Egypte et la Jordanie, les deux seuls Etats arabes entretenant des relations diplomatiques complètes avec l'Etat juif.
La Ligue arabe s'y dit prête à condition notamment que le gouvernement israélien lève les sanctions contre le gouvernement palestinien et mette un terme aux travaux dans les colonies juives de Cisjordanie et à la construction de sa barrière de sécurité.