Ce projet de mémorandum comporte, outre un diagnostic de la situation du secteur et des principaux problèmes auxquels il fait face, un ensemble de recommandations portant sur les réformes législatives garantissant l'indépendance de la Justice, la carrière professionnelle des magistrats et la formation des juges et des avocats.
Le projet comprend également des recommandations relatives au fonctionnement de tribunaux, à l'efficience de la justice, à la transparence et à l'accès du public à l'information, à la lutte contre la corruption, au renforcement des garanties et des droits de la défense. Il comporte aussi des propositions se rapportant à la situation des établissements pénitentiaires.
Intervenant à cette occasion, le président de l'Association Adala, Abdelaziz Nouidi a passé en revue les différentes étapes de l'élaboration de ce projet, qu'il a considéré comme une plate-forme de débat à même d'être enrichie par les ONGs.
De leurs côtés, les représentants des associations de défense des droits de l'Homme ont souligné que les dysfonctionnements que connaît le secteur de la justice nécessitent une réforme profonde qui garantit le principe de l'indépendance et la promotion des ressources humaines, eu égard à leur rôle essentiel dans la protection des droits de l'Homme et la primauté de la loi.
Ils ont mis en exergue l'importance du travail de la société civile dans ce domaine en tant que force de proposition pour la réalisation d'une réforme globale du secteur de la justice.
Les associations signataires de ce projet de mémorandum sont : l'Association des Barreaux, la Ligue marocaine de défense des droits de l'Homme, l'Association marocaine des droits humains, l'Organisation marocaine des droits de l'Homme, l'Association marocaine de lutte contre la corruption, le Forum marocain pour la vérité et la justice, l'Association Adala, l'Association marocaine pour la défense de l'indépendance de la justice, Amnesty International- Maroc et l'Observatoire marocain des prisons.