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Driss Temsamani: Le Maroc a besoin de personnes qui vont au-delà d’eux-mêmes
Rédigé par eMarrakech Info le Jeudi 16 Octobre 2008 à 10:36 commentaire(s)
Tanger - Parti en 1986 passer des vacances à Miami, après avoir raté son baccalauréat, chez son oncle, l’artiste Bachir Skiredj, acteur marocain de renom, Driss Temsamani, âgé à l’époque de 17 ans, décide de ne plus revenir au Maroc et de faire de l’État de Floride sa nouvelle terre d’accueil.
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En dépit des injonctions de sa famille, il maintient sa position de rester aux USA pour vivre et accomplir son «rêve américain», aspirant à des ambitions plus fortes et plus hautes.
Doté d’un esprit créatif, il se sentait oppressé dans un Maroc où les mathématiques et la physique prennent le dessus et où ses résultats scolaires, plus que médiocres, ont suscité les interrogations et la colère de son père. «J’ai fui aux États-Unis pour me retrouver, me construire.
Au Maroc, je me sentais incompris, dans un système social scolaire qui n’accepte pas la différence», explique Driss Temsamani.
Arrivé avec 220 dollars en poche et un simple visa de touriste, ne maîtrisant nullement l’anglais, il se retrouve rapidement sans le sou, sans domicile fixe et en situation illégale.
«Mon frère aîné est venu jusqu’en Floride pour me convaincre de revenir au bercail, mais j’ai fui la maison de Skiredj et j’ai erré pendant une semaine dans les rues, sans argent ni domicile fixe», explique-t-il.
Ce sera son français appris au Maroc qui lui assurera son premier emploi en tant que guide touristique chez un Coréen au marché aux puces à Miami. «Après trois semaines de dur labeur, j’ai pu m’offrir ma première voiture.
Celle-ci était mon moyen de transport, ma maison et mon refuge», souligne Driss Temsamani.
Malgré les 14 heures de travail qu’exige de lui son employeur, il entreprend en parallèle des cours du soir quotidiens et gratuits pour apprendre l’anglais. Il passera ainsi une année de descente en enfer et de travail.
C’est la rencontre avec une Américaine, médecin de son état (son ex-femme), qui lui permit de sortir du cauchemar de la faim et de l’errance.
«La rencontre avec mon ex-femme était mon exit du marché aux puces.» Dès lors, un grand tournant s’opère dans sa vie et un nouveau chemin s’ouvre devant lui.
Adopté par l’Amérique, en 1988, il repasse son baccalauréat et le réussit. Il débute ensuite dans un nouvel emploi dans l'électronique informatique dans une boîte française implantée à Miami,
Ami Assistance, agence spécialisée dans les assurances voyages, où il restera quatre ans, et qui financera son bachelor en gestion entamé en parallèle en cours du soir.
Son diplôme en poche, il embarque vers un nouvel emploi en tant que market manager chez Télécinco Network, un réseau de télévision espagnole.
Au bout de quatre ans, il quitte son travail pour revenir au Maroc et renouer avec son pays natal. Il restera six mois au chevet de son père mourant avant de retourner aux USA reprendre sa vie professionnelle et relancer sa carrière.
Il entreprend alors un MBA business à Columbus University, en 1999, et entame ainsi un nouvel épisode de sa vie professionnelle en tant que consultant marketing. Il effectue des missions pour de grandes boîtes américaines telles que Walmart, réseau de distribution américain…
C’est dans le cadre d’une mission de consulting prévue pour six mois qu’il intègre la Citibank, l’une des plus importantes banques du monde et qui emploie plus de 300.000 personnes. Une mission qui aboutira directement à son recrutement.
Après quatre années passées dans cette structure, il est envoyé pour une mission de quatre ans à Buenos Aires en tant que vice-président planning et marketing pour trois pays d’Amérique Latine.
À Buenos Aires, il prépare un exécutive MBA en marketing industriel à l’université IAE australe. «Ce départ m’a coûté mon divorce. Mais je n’y pouvais rien, mes ambitions ont toujours été plus grandes que moi», souligne le vice-président du département marketing.
Une conception logique quand on apprend que la plus grande frayeur de ce manager est d’avoir une vie inutile, de ne pas marquer le monde de son empreinte.
Il revient aux USA où il se verra attribuer le titre de vice-président du département marketing et business management de la Citibank pour les 23 pays d’Amérique Latine et des Caraïbes.
Cependant, son rêve s’agrandit et englobe d’autres convoitises et ambitions, celles de se lancer dans une nouvelle carrière, le social, qui lui assurera un rapprochement avec ses origines. Il crée dans un premier temps un site Web «elkarya.com».
Son objectif est de connecter les Marocains du monde et de leur éviter de ressentir la solitude qui les envahit dans des pays lointains, loin de leurs familles et amis…
et leur permettre d’échanger leurs expériences, se donner des tuyaux, bref, se sentir moins seuls. Il y a un an et demi, il a fondé SOS Morocco, une association de lutte contre le tourisme sexuel au Maroc.
Depuis peu, il a été élu président de l’Alliance des Marocains d’Amérique. Même installé loin du pays, Driss Temsamani se décrit avec un pied aux USA et un pied au Maroc. «Cependant, je me sens plus Marocain aux USA qu’au Maroc. Et mon amour pour ma patrie en devient encore plus fort», appuie Driss Temsamani.
Des liens forts, qui, affirme notre expert, sont la preuve d’une volonté de retour à la terre natale. Celui-ci se fera dans un futur proche avec l’ambition de rapporter les bonnes pratiques adoptées aux USA vers le Maroc.
Mais cela ne se fera pas sous une forme entrepreneuriale, mais par le biais d’une présence sociale ou politique. Être au plus près des jeunes, des enfants et du peuple, telle est la base à former selon notre expert en marketing. «Le Maroc a besoin de personnes qui vont au-delà d’eux-mêmes», conclue-t-il dans son interview au Web magazine, "essor-magazine.com".
Doté d’un esprit créatif, il se sentait oppressé dans un Maroc où les mathématiques et la physique prennent le dessus et où ses résultats scolaires, plus que médiocres, ont suscité les interrogations et la colère de son père. «J’ai fui aux États-Unis pour me retrouver, me construire.
Au Maroc, je me sentais incompris, dans un système social scolaire qui n’accepte pas la différence», explique Driss Temsamani.
Arrivé avec 220 dollars en poche et un simple visa de touriste, ne maîtrisant nullement l’anglais, il se retrouve rapidement sans le sou, sans domicile fixe et en situation illégale.
«Mon frère aîné est venu jusqu’en Floride pour me convaincre de revenir au bercail, mais j’ai fui la maison de Skiredj et j’ai erré pendant une semaine dans les rues, sans argent ni domicile fixe», explique-t-il.
Ce sera son français appris au Maroc qui lui assurera son premier emploi en tant que guide touristique chez un Coréen au marché aux puces à Miami. «Après trois semaines de dur labeur, j’ai pu m’offrir ma première voiture.
Celle-ci était mon moyen de transport, ma maison et mon refuge», souligne Driss Temsamani.
Malgré les 14 heures de travail qu’exige de lui son employeur, il entreprend en parallèle des cours du soir quotidiens et gratuits pour apprendre l’anglais. Il passera ainsi une année de descente en enfer et de travail.
C’est la rencontre avec une Américaine, médecin de son état (son ex-femme), qui lui permit de sortir du cauchemar de la faim et de l’errance.
«La rencontre avec mon ex-femme était mon exit du marché aux puces.» Dès lors, un grand tournant s’opère dans sa vie et un nouveau chemin s’ouvre devant lui.
Adopté par l’Amérique, en 1988, il repasse son baccalauréat et le réussit. Il débute ensuite dans un nouvel emploi dans l'électronique informatique dans une boîte française implantée à Miami,
Ami Assistance, agence spécialisée dans les assurances voyages, où il restera quatre ans, et qui financera son bachelor en gestion entamé en parallèle en cours du soir.
Son diplôme en poche, il embarque vers un nouvel emploi en tant que market manager chez Télécinco Network, un réseau de télévision espagnole.
Au bout de quatre ans, il quitte son travail pour revenir au Maroc et renouer avec son pays natal. Il restera six mois au chevet de son père mourant avant de retourner aux USA reprendre sa vie professionnelle et relancer sa carrière.
Il entreprend alors un MBA business à Columbus University, en 1999, et entame ainsi un nouvel épisode de sa vie professionnelle en tant que consultant marketing. Il effectue des missions pour de grandes boîtes américaines telles que Walmart, réseau de distribution américain…
C’est dans le cadre d’une mission de consulting prévue pour six mois qu’il intègre la Citibank, l’une des plus importantes banques du monde et qui emploie plus de 300.000 personnes. Une mission qui aboutira directement à son recrutement.
Après quatre années passées dans cette structure, il est envoyé pour une mission de quatre ans à Buenos Aires en tant que vice-président planning et marketing pour trois pays d’Amérique Latine.
À Buenos Aires, il prépare un exécutive MBA en marketing industriel à l’université IAE australe. «Ce départ m’a coûté mon divorce. Mais je n’y pouvais rien, mes ambitions ont toujours été plus grandes que moi», souligne le vice-président du département marketing.
Une conception logique quand on apprend que la plus grande frayeur de ce manager est d’avoir une vie inutile, de ne pas marquer le monde de son empreinte.
Il revient aux USA où il se verra attribuer le titre de vice-président du département marketing et business management de la Citibank pour les 23 pays d’Amérique Latine et des Caraïbes.
Cependant, son rêve s’agrandit et englobe d’autres convoitises et ambitions, celles de se lancer dans une nouvelle carrière, le social, qui lui assurera un rapprochement avec ses origines. Il crée dans un premier temps un site Web «elkarya.com».
Son objectif est de connecter les Marocains du monde et de leur éviter de ressentir la solitude qui les envahit dans des pays lointains, loin de leurs familles et amis…
et leur permettre d’échanger leurs expériences, se donner des tuyaux, bref, se sentir moins seuls. Il y a un an et demi, il a fondé SOS Morocco, une association de lutte contre le tourisme sexuel au Maroc.
Depuis peu, il a été élu président de l’Alliance des Marocains d’Amérique. Même installé loin du pays, Driss Temsamani se décrit avec un pied aux USA et un pied au Maroc. «Cependant, je me sens plus Marocain aux USA qu’au Maroc. Et mon amour pour ma patrie en devient encore plus fort», appuie Driss Temsamani.
Des liens forts, qui, affirme notre expert, sont la preuve d’une volonté de retour à la terre natale. Celui-ci se fera dans un futur proche avec l’ambition de rapporter les bonnes pratiques adoptées aux USA vers le Maroc.
Mais cela ne se fera pas sous une forme entrepreneuriale, mais par le biais d’une présence sociale ou politique. Être au plus près des jeunes, des enfants et du peuple, telle est la base à former selon notre expert en marketing. «Le Maroc a besoin de personnes qui vont au-delà d’eux-mêmes», conclue-t-il dans son interview au Web magazine, "essor-magazine.com".
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