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Durcissement des peines à l'encontre de 9 accusés du groupe Raydi


MAP le 19 Mai 2009


Salé - La Chambre criminelle chargée des affaires de terrorisme à l'annexe de la Cour d'appel à Salé a durci lundi, les peines d'emprisonnement à l'encontre de neuf des 51 accusés complices du kamikaze Abdelfettah Raydi qui s'était fait exploser le 11 mars 2007 dans un cybercafé au quartier Sidi moumen de Casablanca.


Durcissement des peines à l'encontre de 9 accusés du groupe Raydi
La Cour a décidé ainsi de porter de 8 à 10 ans les peines de prison ferme à l'encontre de Yassine Bounejra, de 6 ans à 10 ans pour Khaled El Ayachi et de 3 ans à 10 ans pour Hicham Maâch.

Elle a également décidé de durcir les peines d'emprisonnement de 6 ans à 8 ans à l'encontre de Abdessamad Lamsimi, de 4 ans à 5 ans pour Abdelmoula Lhafi, Mustapha Zaoui, Mohamed Labjili et Abdelkébir Chaoui.

La Cour a décidé, d'autre part, de confirmer les jugements rendus en première instance à l'encontre des 42 autres accusés, qui vont de l'acquittement à 30 ans de prison ferme.

Ces personnes ont été poursuivies, chacune en ce qui le concerne, pour "constitution d'une bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes en relation avec un projet collectif visant à troubler l'ordre public par la peur et la terreur", "fabrication et possession d'explosifs", "agression préméditée contre des personnes", "actes de sabotage", "homicide volontaire et guet-apens", "vols qualifiés", "faux et usage de faux", "financement de terrorisme" et "non dénonciation d'actes terroristes".

Les fait reprochés aux prévenus remontent au 11 mars 2007 lorsque le kamikaze Abdelfettah Raydi s'était donné la mort, en actionnant une ceinture d'explosifs qu'il portait sur lui, dans un cybercafé au quartier Sidi Moumen à Casablanca.

L'un des complices de Raydi, Youssef Khoudry, mineur au moment des faits, blessé par la déflagration, avait été arrêté et condamné par la justice à une peine de 10 ans de prison.

Ayoub, frère du kamikaze Abdelfettah Raydi, s'était lui aussi donné la mort le 10 avril au quartier El Farah à Casablanca après la déflagration d'une ceinture d'explosifs dissimulée sous ses vêtements.

Les membres de ce "groupe" projetaient des attentats contre le port de Casablanca, une caserne des Forces auxiliaires à Bournazel (Casablanca) et des postes de police dans la même ville. Ils ont pu, grâce à des moyens personnels, confectionner des explosifs et des produits toxiques à partir de matières premières acquises dans des marchés locaux", selon des sources sécuritaires.


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