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Elections législatives : les envolées lyriques de la presse espagnole


ABDELKERIM EL MOUSS : Les dernières élections législatives du 07 Septembre courant ont suscité - on s'y attendait - de multiples réactions globalement positives à travers le monde, ainsi que des commentaires de presse et des analyses d'observateurs avertis, qui vont dans le même sens, à savoir que ce scrutin était conforme aux normes démocratiques, avec comme partout ailleurs, quelques anomalies isolées sans grand impact sur l'opération dans son ensemble.



L'Europe, les Etats-Unis d'Amérique et les observateurs internationaux dépêchés sur place ont apposé leur témoignage sur la validité de ce scrutin, sur la transparence dans laquelle il s'est déroulé, sur la neutralité des pouvoirs publics et les garanties administratives et judiciaires qui ont entouré l'opération de bout en bout.

Seule la presse espagnole - on s'y attendait là aussi - avait un autre point de vue, se situant à l'exact opposé de celui du monde entier.

Ses journalistes à "l'intelligence au laser", ceux dépêchés sur place, et ceux préférant officier à partir de leurs lointains bureaux en Espagne, ont à l'unisson, cru déceler dans ce scrutin ce que personne d'autre n'a pu voir, ont pu comprendre ce qui était, semble-t-il, inintelligible pour les autres, tous les autres.

Et c'est ainsi que, comme frappés par une onde de choc vengeresse, ils se sont mis à l' uvre pour confectionner des " papiers " expéditifs, faits d'envolées lyriques, le tout donnant lieu à un monstrueux assemblage de calomnies, de mensonges et de suspicions.

Qu'on en juge : Le journal "El periodico" trouve ni plus ni moins, que "ces élections étaient fictives". Ainsi assène-t-il "sa vérité" comme une évidence sans nuance aucune, pas même l'humilité du doute qui habite tout média qui se respecte, en l'absence d'éléments d'appréciation inattaquables.

Surfant sur cette même vague, "El-Pais", pourtant avare de méchanceté, qualifie ces élections de " grand échec " sans préciser qui a échoué? comment? et qui est à son avis le vainqueur et le vaincu ?.

Ne voulant à aucun prix rater ce concert quasi diffamatoire, le quotidien "ABC" a tout simplement philosophé : "au Maroc, écrit-il, la démocratie perd des adeptes".

Si les éminences grises du journal "ABC" avaient lu un peu de Cicéron, ils apprendraient que "philosopher n'est autre chose que s'apprêter à la mort".

Le quotidien "La Razon", lui, a levé la barre un peu plus haut et assène : "Rien ne changera dans les prochaines années au Maroc".

Les responsables de la "Razon" ont toutefois laissé leurs lecteurs sur leur faim, en +omettant+ de leur expliquer si une telle assertion est une prophétie journalistique ou plutôt le verdict d'un voyant attitré de la péninsule ibérique.

ABDELKERIM EL MOUSS
Mercredi 19 Septembre 2007




Commentaires articles

1. Posté par raced le 19/09/2007 14:28
si Mouss,
ils ont raison ces espagnols. je vois comme si ça ne te plait pas cette analyse de faits evidents !
ces ''elections'' est une étape manquée par le pays...
on aurait souhaité que depuis 20002 les choses changent mais helas... on a raté une occasion betement. rien n'a changé et rien ne changera au maroc... c'est une phrase très grave de portée. personnelemnt elle me fait peur pour le pays, le trone, l'integrité territoriale... le desespoir et le refus se cumule... on ne sait plus à qui est la legence de +70% ou 80% du peuple... qui va encadrer tout ce monde???
3 millions d'immigrés ecartés volentairement; 70% inscrits ne votent pas; combient non inscrits, 20% des votants votent nuls (ils savent ce qu'ils font, un grand % des votant votent pour les personnes par corruption ou services redus ou parenté...
je me demande que represente effectivement ce parlement qui coutent les yeux de la tete????
j'ai fais un pti calcul : plus au moins 4%.
y a t il qlq 1 qui a fait ce genre de calcul pour me contredire?

2. Posté par 007 le 19/09/2007 17:14
dans ces 36 % de vote ,la moitié sont des vote annulé ,cvd que seulement 3 ou 4 milion de marocains qui on choisi ces condidat , parmi 36 milion !
la democratie a la marocainne .

voire ce site en ba ,un echantillon de ce nouveau maroc
http://fr.youtube.com/watch?v=Afed8wvYwmc

3. Posté par Qaddouri le 19/09/2007 22:41
Peu importe le pourcentage des gens qui ont voté, le processus reste démocratique. ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a vraiment un malaise ressenti par la population qui n'a pas voté envers les partis politiques. j'en suis convaincu. Mais les élections législatives demeurent transparentes et respectent les règles de la démocratie.

4. Posté par Ali Reda le 20/09/2007 02:17

Les envolées prosaïques de la propagande marocaine.


On sait très bien que la presse marocaine est entre les mains du pouvoir, en temps normal.
Tous les journaux reçoivent, ce qu’on appelle ailleurs des « subventions », pour la stabilité de leur fond de roulement. Ces « dons », au Maroc, sont des pots-de-vin pour les apprivoiser et les museler, pour les contrôler et, enfin, les domestiquer.
On sait très bien aussi que la main qui donne, est celle qui frappe également, et parfois, avec beaucoup de cruauté quand elle ne reçoit pas la docilité et l’obéissance escomptées.
Ainsi sont établies les règles dans les pays autoritaires.
Pendant le temps de certains mouvements ou évènements, la presse doit montrer sa fidélité absolue à ses maîtres, pour ne pas voir surgir la main de fer.
Les journalistes n’ont aucune protection particulière, et sont assujettis à tout moment à l’arbitraire, comme n’importe quel autre sujet.
Des hommes et des femmes ont tout simplement disparu, à jamais, dans les ténèbres des années de plomb.

La presse ne peut subsister uniquement par le produit de ses ventes, ou par la publicité, étant donné le nombre d’analphabètes, au Maroc, et le peu d’intérêt que nous avons pour la lecture. Cette situation est savamment entretenue par le Pouvoir et sciemment imposée à la société pour avoir des sujets faciles à gouverner, conciliants et commodes à embobiner.
Mais le Pouvoir se trompe lourdement, parce que les Marocains ne sont pas ce qu’il espère qu’ils soient. Ils ont démontré qu’ils pouvaient être à la hauteur de n’importe qui, dans le domaine sportif, par exemple, même avec un boulet dans les jambes. C'est-à-dire, avec peu de moyens, une préparation médiocre et une atmosphère de censure et d’autorité ridicule, peu propice à l’épanouissement et à l’excellence de l’athlète.
Parmi la centaine de nationalités vivant en France ou en Belgique, seules des Marocaines sont arrivées jusqu’au sommet de l’Etat, et notre émigration est encore, relativement, jeune.
Elles y sont parvenues par leurs capacités et leurs compétences, dans des pays où l’on ne distribue pas de faveurs aux non-Européens, au contraire.
Elles n’appartiennent pas à ces « noms de familles connus » qui se sont emparé des postes de décisions, au Maroc, sans la moindre démonstration de leur qualité requise pour l’emploi.
Ils y arrivent tout naturellement, comme si le pays tout entier, n’était qu’une corporation familiale.

On sait aussi que la grandeur d’une Nation est intimement liée à l’intelligence, à l’ouverture d’esprit, à la force de discernement et à la clairvoyance de ses dirigeants. Ce sont les grands hommes de l’Histoire qui ont bâti les grandes Nations. Ce n’est pas l’argent, ou les matières premières qui font des pays prospères, comme on le rétorque ici, au Maroc, à tout bout-de-champs, que nous n’avons pas de richesses naturelles, et que nous sommes condamnés à rester pauvres. N’oublions pas que le Maroc était l’Eldorado pour des Espagnoles, des Portugais, des Grecs, des Italiens, etc, qui ont immigrés en masse pour s’y installer, et y mener la belle vie, pendant le protectorat.

Ce n’est pas une grande Nation que l’on cherche à construire, ni voir grandir un peuple, afin d’assister à son achèvement, et observer sa marche vers le destin qu’il mérite, et occuper sa vraie place dans le concert des Nations. Ce n’est pas cela le but de toutes les gesticulations, depuis le début.
Ce qui intéresse le régime, c’est uniquement un territoire, avec ses millions de serfs, de serviteurs, de pauvres, d’ignorants, de bras à bon marché, pour servir la boulimie, la concupiscence, la lasciveté et la cupidité sans limites de certains, qui veulent faire croire que tout leur est dû, par un décret du ciel, que personne n’a jamais lu.



5. Posté par Europe km 14, Marocain est fiere de l'etre. le 20/09/2007 09:24
J'aimerai bien qu'on m'explique, pourquoi aujourd'hui en Europe et presque partout dans les democratie normalement bien avancer, a travers le monde.
Que si l'on remarque bien et on analyse de tres prés, la participation des electeurs, ne se fait qu'a moitié des exprimées et tout le monde , ne trouve rien a dire, a cela.
Quant nous, nous le savons tous, que les elus aujourd'hui obtienent des majorité absolue que des 40 ou 50 % DES PARTICIPANTS ! ?
Ce n'est tout de meme pas la faute au pays organisateur d'elections pour plus de pluralisme et de democratie, si les electeurs citoyens ne se deplace pas.
A moins d'instauré une obligation de participation ? est ce de la democratie ?
JE NE LE PENSE PAS.
Si non que les journalistes Espagnols, devrai un peut plus relater aussi la defense de NOS CITOYENS quant ces derniers se font depouiller en traversant leurs tres beaux pays ou la securité selective est de rigueur. CQFD...

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