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Emotion et colère après l'assassinat d'une étudiante marocaine en EspagneMAP le 6 Mars 2008
Madrid - L'assassinat mardi d'une jeune étudiante marocaine à la faculté de pharmacie de Grenade (sud de l'Espagne), Mlle Lamyae Denna, 23 ans, a provoqué indignation et colère parmi les étudiants, les professeurs et le rectorat de l'Université de Grenade (UGR).
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En signe de deuil, les étudiants, les professeurs et le personnel de la Faculté de Pharmacie, où la victime suivait son cursus, ont observé mercredi une minute de silence à la mémoire de la défunte et en signe de protestation après le crime sauvage dont elle a été victime.
De son côté, l'Université de Grenade a exprimé sa "condamnation la plus énergique après le décès par mort violente d'un membre de notre communauté universitaire". Dans un communiqué, parvenu à la MAP, la présidence de l'Université a tenu à "transmettre à la famille, aux camarades et amis ses condoléances en ces moments difficiles, pour la perte irréparable de Lamyae". L'Association des étudiants Marocains à Grenade, représentant les 1.500 marocains inscrits dans les établissements supérieurs de cette ville, a exprimé également sa colère et sa vive réprobation. La jeune Lamyae a été sauvagement assassinée mardi après-midi par un agresseur, qui lui a porté quinze coups de couteau à la poitrine, selon les informations divulguées par la police espagnole. Son corps ensanglanté a été retrouvé par une de ses co-locataires, une étudiante marocaine qui rentrait de la faculté. La préfecture de Grenade a annoncé mercredi que l'assassin présumé de la jeune étudiante marocaine a été retrouvé quelques heures plus tard, sur la base du témoignage d'un des voisins de la victime, qui l'avait vu sortir de l'immeuble. Il s'agit d'un espagnol de 52 ans qui avait l'habitude de fréquenter l'appartement de la victime où il effectuait de menus travaux, de temps à autre. L'assassin, "sans emploi fixe et en situation économique précaire", est connu des services de police pour ses antécédents de violence. Selon le délégué adjoint du gouvernement à Grenade, M. Antonio Cruz, la police dispose d'éléments "suffisamment évidents" montrant que cette personne se trouvait sur les lieux du crime. Selon des sources proches de l'enquête, la police a recueilli du tabac et des mégots laissés sur place par l'assassin présumé de la jeune marocaine. Le mobile du crime n'a pas encore été élucidé, mais les enquêteurs écartent l'hypothèse de la violence conjugale puisque la victime n'avait aucune relation affective avec son agresseur. L'étudiante marocaine n'avait qu'une "espèce de relation de travail" avec son agresseur du fait des "bricolages" que l'individu en détention effectuait dans l'appartement, a indiqué le responsable espagnol. L'hypothèse d'une tentative avortée d'agression sexuelle est retenue comme l'une des pistes de l'enquête, mais les enquêteurs assurent que la victime n'a pas fait l'objet de sévices de ce genre et a été retrouvée complètement habillée. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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