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FEMISE : La croissance n’est pas encore soutenue en AlgérieLes politiques publiques ne parviennent pas à créer un relais pour la croissance dans le secteur privéeMarrakech le 5 Novembre 2010
eMarrakech: Selon une étude réalisée sous l’égide du Forum Euroméditerranéen des Instituts Des Sciences Économiques (Femise), l'Algérie reste, malgré sa rente pétrolière, pénalisée dans sa croissance par le retard pris par les réformes des institutions et son "climat des affaires".
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L'étude effectuée par des chercheurs de l’université Paris-XII, du Centre d’économie de Paris-Nord (CEPN), du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), du Centre de recherche en économie appliquée au développement d’Alger (CREAD) et de la Faculté de sciences économiques et de gestion El Manar à Tunis qui se sont penchés sur l’articulation des IDE avec l’investissement intérieur privé, a pris l'exemple de l'Algérie qui, à l'instar d'autres pays du sud de la Méditerranée, attirent bien peu d'investissements extérieurs.
D'autres chercheurs algériens se sont penchés sur la question et ont indiqué que « le choc positif des termes de l’échange qui dure depuis quelques années est couplé à une croissance fragile et volatile », et que les politiques publiques ne parviennent pas encore à créer un relais pour la croissance dans le secteur privé ni à attirer de manière substantielle les investissements directs étrangers. Concernant le secteur pétrolier, il a pris une grande importance dans la société. Ce secteur des hydrocarbures participe, actuellement, à 98% des exportations, à plus de 70% aux recettes budgétaires et à 47% au PIB. Avec un tel poids, il est évident que ce secteur influence fortement la croissance globale. En 2004 et 2005, il contribuait à la croissance à plus de 45%. En 2006 et 2007, la croissance négative du secteur (-2% en moyenne) a entraîné vers le bas le taux de croissance qui est passé de 5,6% en 2005 à 1,7% en 2006 et à 2% en 2007. Quant à l’industrie et l’agriculture, elles contribuent à la croissance économique (12% en 2005), une croissance qui n'est pas bien considérable. Les chercheurs soulignent que, malgré l'aisance financière qui a été engendrée par l'augmentation du prix de pétrole, « La croissance n’est, cependant, pas encore soutenue ». Les chercheurs concluent que l'objectif serait d'instaurer des politiques d’accompagnement et de gestion de la rente qui permettraient de préparer un environnement économique et institutionnel favorable à l’entreprenariat, à l’investissement local, aux IDE et à leur partenariat de façon à favoriser une croissance économique soutenable, diversifiée et indépendante de la volatilité des termes d’échanges. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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