Le Qatari a retiré sa candidature à la présidence de la Fédération internationale de football (Fifa) en raison de soupçons de corruption qui pèsent sur lui: "Cela m'attriste que le fait de défendre les causes auxquelles je crois se paie d'un tribut aussi lourd - une atteinte à la réputation de la Fifa. Ce n'est pas ce que j'espérais pour la Fifa et c'est inacceptable".
Seul concurrent du président sortant, le suisse Sepp Blatter; Ben Hammam déclare vouloir, par ce retrait, préserver la réputation de la Fifa. "Je ne placerai pas mon ambition personnelle au-dessus de la dignité et de l'intégrité de la Fifa."
Ce retrait permettrait un quatrième mandat à Sepp Blatter lors de l'élection prévue mercredi, même si Blatter est visé par des soupçons lui aussi, et ce retrait pourrait augmenter les pressions sur lui.
Il est à signaler que les accusations contre Ben Hammam ont fait suite aux propos rapportés le 24 mai au secrétaire général de la Fifa Jérôme Valcke par Chuck Blazer, membre du comité exécutif de la Fifa et secrétaire général de la Concacaf, sur de "possibles violations" du code éthique et "fraudes" au cours de la réunion de la Confédération des Caraïbes (CFU). Cette réunion aurait été conjointement organisée par Bin Hammam et Jack Warner, vice-président de la Fifa et président de la Concacaf.
Ben Hammam contre-attaque et Blatter est à son tour visé par une procédure du comité d'éthique et convoqué ce dimanche, à la demande de Bin Hammam. Selon le président de la Confédération asiatique, Blatter aurait été informé "à l'avance" par Warner de versements présumés d'argent en liquide aux participants d'une réunion de la Confédération des Caraïbes (CFU), les 10 et 11 mai, relative au scrutin du 1er juin.
L'image de la FIFA commence à être bien souillée, notamment après l'affaire de corruption qui date d'il y a un an lorsque deux membres du comité exécutif ont été interdits de toute activité liée au football après avoir été piégés par des journalistes leur proposant d'acheter leur voix avant la désignation des pays hôtes des Coupes du monde 2018 et 2022, attribuées finalement à la Russie et au Qatar;
souligne la presse.