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Faux et faussaires : La course au pognon

Abderrahman Benhamza le 27 Septembre 2010

Ces derniers temps au Maroc, l’industrie des faux tableaux va bon train. On falsifie un peu partout, caché dans des caves ou tapi, loin des regards, dans quelques lointains patelins, comme on nous l’a souvent raconté. On falsifie sur commande, ou par esprit subversif, activant un commerce lucratif pour les uns, de nègres pour les autres souvent payés en monnaie de singe. On falsifie des palettes ciblées, aux signatures juteuses et jugées faciles à imiter, des figuratifs, des naïfs, parfois des abstraits, dont on trouve preneur à toutes les occasions. C’est ce que commencent à dénoncer nombre d’amateurs inquiets, que dénonce le syndicat marocain des artistes plasticiens marocains et l’ANAP qui, nous déclare son fondateur, ne vont pas rester les bras croisés sans réagir, quitte à porter l’affaire devant la justice, une fois surpris le premier faussaire !



Certes, dans l’absence d’un contrôle judicieux et de sanctions effectives, il se trouve qu’aujourd’hui la pratique du faux est la meilleure façon de s’enrichir à bon compte. Et, comme la plupart de nos collectionneurs aisés manquent souvent de perspicacité en matière d’acquisitions, les faussaires leur auraient facilement fait avaler des copies serviles d’un Van Gogh, d’un Courbet ou d’un Warhol si ces derniers avaient été par hasard des Marocains, tellement nos artistes, désemparés et mal encadrés, prêtent le flanc à ce genre de cannibalisme artistique.

On se demande alors où sont nos experts en art.  Et d’abord, qu’est-ce qu’un expert ? Par définition, c’est quelqu’un qu’on a investi d’une responsabilité juridique afin de faire consciencieusement son travail ; il est assermenté près les tribunaux pour les beaux-arts et tout porte à croire qu’il est dans son cas l’honnêteté incarnée. Certes, on ne pourrait être spécialiste que d’un ou de deux artistes, parce qu’on les a longtemps fréquentés, qu’on connaît donc leurs parcours, leur technique de travail, les étapes qu’ils ont traversées, leur intimité même oserions-nous dire. Ceci est important pour la culture de l’expert, cela l’empêche de verser dans les a priori. Il est vrai aussi que l’expertise n’est pas une science exacte, à moins de recourir à des instruments de laboratoire, au Carbone 14 ou à la thermoluminescence, qui servent surtout pour la datation, ce qui compte le cas échéant. Or, certaines personnes qualifiées d’experts prétendent maîtriser toutes les palettes, celles des morts et celles des vivants, et n’hésitent pas de vous délivrer des certificats d’authenticité le moins qu’on puisse dire expéditifs. A comprendre tout de suite par là, vu les rumeurs qui courent, soit qu’il s’agit d’une obscure histoire de blanchiment d’argent, soit qu’il est question de grosses sommes à gagner et à partager, au mépris de toute éthique, de toute culture, de toute créativité !

Le plus grave, c’est que certains faux circulant librement (notamment à propos de Hassan El Glaoui, de Chaîbia, de Saladi…) sont écoulés sur le marché comme étant des originaux. Ceux qui les acquièrent arrivent à les vendre et revendre en toute impunité, forts de leurs soi-disant certificats, en les insérant dans des ventes aux enchères contre bénéfices cela va de soi, en vue d’une plus value alléchante. Des ventes aux enchères qui, depuis qu’elles existent, orchestrent la partition des cotes et des prix à leur guise en argumentant que ce sont là des astuces de marketing tout à fait légitimes. Nous savons pourtant, ne serait-ce que par oui-dire (qui est la fumée du feu) ce qui se passe en réalité dans les coulisses lorsqu’un acheteur vient à découvrir que ce qu’on lui vendu n’est rien de moins qu’un faux étincelant, l’acheteur qui risque de ne plus voir dans la salle qui l’a si bien accueilli qu’un tripot déguisé, dans le cérémonial déployé par le commissaire-priseur (toujours un étranger) qu’un triste jeu d’illusionniste. Le clinquant du catalogue édité à l’occasion faisant le reste !

Pourtant il y a une loi qui a tranché dans l’organisation et la marche de ce « souk ». Ainsi, il est par exemple interdit que les maisons de ventes achètent des œuvres à des particuliers pour les revendre lors de leurs enchères ; de même qu’une cote ne se fabrique pas du jour au lendemain ni sur la seule tête de l’artiste ou du client, pour en décider. Il y faudra au moins quinze ans de recul, de présence et de travail assidu et tangent… Nous en connaissons des artistes qui brillent par leurs talents mais, parce qu’ils sont marginalisés, brimés, combattus, ils n’ont pas droit encore eu droit à la reconnaissance, partant au festin. Certainement qu’il y a une loi, mais on fait tout pour en détourner l’esprit et l’application en commençant par acheter les médias, soudoyer les intermédiaires, enrôler des marchands de mirage, préparant de la sorte le terrain à l’amateur/acheteur potentiel (vraiment niais celui-là? mais nanti, il n’y a pas de doute), et lui en faisant accroire à coups de formules magiques, de dithyrambes et de fanfaronnades à propos de telle ou telle œuvre risquant de lui plaire. Cela frise tout bonnement l’arnaque.

De leur côté les ayant droit ont aussi leur propre manège, qui ne surpasse pas en démonstrations fumeuses celui des salles de ventes. Leur expertise, qu’ils disent leur revenir de droit naturel (!), est une autre paire de manches, elle repose le plus souvent sur leur humeur du moment, surtout quand ils savent qu’il n’y a pas grand chose à tirer de ce qu’on leur propose. Beaucoup d’œuvres de Chaîbia ont ainsi été déclarées des faux, de Ahmed Cherkaoui aussi, de J Gharbaoui, etc. L’expertise est assujettie là à un bon vouloir qui n’est que cachotterie et tromperie. Car, on a souvent vu les faux stigmatisés mener ailleurs leur vie naturelle d’œuvres originales intouchables. Beaucoup ne le savent peut-être pas ou ne veulent pas le savoir. En attendant…

Ajoutons à cela le rôle joué par certaines revues d’art complices, qui en reproduisent des photos et, de la sorte, leur dorent le blason, donnant simplement le coup de grâce à l’art marocain.

Revoir la situation du marché de l’art au Maroc est une urgence. D’autant que le domaine connaît un essor évident, de charrier une masse monétaire non négligeable, mais qui ne profite pour l’instant qu’aux docteurs ès « bizness », sous couvert d’une légalité de façade. Revoir le statut de l’expert en précisant ses prérogatives et son champ d’action, celui du commissaire priseur ; contrôler fiscalement les recettes et les dépenses des salles de ventes. Afin d’assainir les lieux et les mentalités et lever l’ambiguïté qui plane sur un patrimoine national aujourd’hui au vampirisme. Un souhait citoyen de quelqu’un qui croit à l’avenir artistique de son pays.


Commentaires
Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

43.Posté par Rachid le 05/10/2010 21:11

En réponse à Mr Alaoui
Solidarité !!!
De quelle solidarité vous parlez si l’histoire de l’art est entrain d’être faussée pour se faire du pognon encore
Les artistes ne seront jamais solidaires entre eux mais plutôt victimes des affairistes qui ont laissé tomber leurs professions initiales pour verser dans le commerce de l’art. Des médecins qui laissent tomber leurs cabinets pour organiser des foires, n’est-ce pas le monde à l’envers. On ne comprend pas non plus cette mode des guides prépayés qui ouvrent leurs pages aux « artistes »nantis comme c’est le cas de Maroc Premium qui met tout le monde dans le même panier faisant preuve d’une ignorance flagrante. Idem pour le dictionnaire des artistes de D.B qui se débat dans des considérations relationnelles plutôt que professionnelles. Ce n’est pas de cette façon qu’on va promouvoir l’art. Tout ce qu’on fait c’est créer des amalgames qui ne feront que nuire à l’art et aux vrais artistes. Il s’agit là de l’histoire de l’art qu’on est tout simplement en train de travestir. D’où la question où sont ces syndicats et les responsables de la chose culturelle car on assiste un remue ménage qui ne fait que s’aggraver.

42.Posté par amal galla le 05/10/2010 18:08
Salam tout le monde
je vois que Mr Benhamza a réussi a créer un cadre polémique des plus civilisationnels et des plus artistiques, et cela fait plaisir de voir des artistes réagir et prendre la peine de taper sur clavier au lieu de toucher leurs pinceaux ou leur appareils photos: mr abdelghani, mr alaoui et j'en passe...
Ce qui est essentiel pour moi en tant qu'enseignante, c'est d'éduquer les nouvelles générations à l'art: pictural, photographique... j'aimerais que les propos sortent des cadres virtuels pour enjamber les lieux et arriver à toucher les enfants qui ont la malchance de vivre un quotidien avec trop d'images mais bien sans aucun sens...
personnellement, je n'oublierai jamais la photo de cette silhouette avec bicyclette, une prise de vue étonnante d'un artiste nommé My Abdallah Alaoui, ni ce corps pieux avec chapelet du grand Abdelghani Oubelhaj... et j'en passe encore ... ce sont là des créations qui ont baptisé ma découverte de l'art et j'avoue que je suis encore en apprentissage de vision...
ceci pour dire que l'on a besoin, malheureusement, d'aller vers vous, artistes, et de vous chercher pour apprendre alors que c'est le contraire qui doit se faire!!
pourquoi ne pas faire un pas vers les nouvelles générations qui tâtonnent dans l'obscurité pour faire sortir l'art des "galeries à invitations"
je vous salue tous et tire chapeau bas devant nos artistes, le talent, c'est une marque de fierté chez nous, et vous en jouissez abondamment
cependant, je reste à ma faim concernant l'éducation à l'art chez nous!!
merci de supporter les propos d'une enseignante !!

41.Posté par ALAOUI moulay abdallah le 05/10/2010 16:41
Pour Mr Abdelghani,je ne dis pas n'importe quoi et merci de faire attention à cette réplique. J'ai voulu faire allusion à Feu si Omar Benjelloun et au dynamisme et à l'énergie de beaucoup d'acteurs culturels à Marrakech au Maroc et ailleurs . Aux artistes peintres jeunes et moins jeunes et à tout ceux qui ont cru à cette initiative et à leur tête un vrai mécène qui est feu Omar Benjelloun . Moi personnellement je positivise,au lieu de faire la guerre
Pour le bien de notre ville on dynamise les choses et en plus on encourage toute initiative qui donne une valeur ajoutée à cette ville millénaire aimée de tous .
les tensions et la gueguerre ne mennent à rien .

http://www.pointinfo.org/fotossima

40.Posté par Abdelghani le 05/10/2010 13:40
Comment ça, l’Association des Amis du Musée de Marrakech ?
Faut-il rappeler que le bidule en question a été très tôt déserté par toutes les personnalités qui s’y étaient embarquées, y compris quelques peintres connus de Marrakech. Finalement, Omar Benjelloun a du s’investir seul dans l’opération, et mener seul tout le projet à son terme. L’Association était morte née ! Il faut éviter de raconter n’importe quoi.

39.Posté par ALAOUI moulay abdallah le 05/10/2010 05:41
Très bonne initiative cette foire,bravo aux initiateurs . Ca me rappelle l'année 1995 , la création de l'association des Amis du Musée de Marrakech au Palais des congrès et la présence de son altesse le Prince Moulay Rachid .
Y a t' il des amnésiques par rapport à cet évènement et l'engouement qui a été déclenché pour la destination Marrakech,ville culturelle par excellence .

Un peu de retenue et que vives les bonnes initiatives et que les artistes soient solidaires entre eux ,au lieu de faire les chats et les souris .
http://www.pointinfo.org/fotossima

38.Posté par said le 05/10/2010 03:31
on est faussaire de notre propre Histoire.. arretez d'accuser les uns les autres..

37.Posté par Hicham Daoudi le 04/10/2010 23:56 (depuis mobile)
Ceci est un message de la modération eMarrakech.info; Le message que vous avez posté a été modéré : il n'est pas conforme aux conditions générales d’utilisation
http://Www.cmooa.com

36.Posté par Abdelali le 04/10/2010 13:46
Toutes mes excuses à Si Benhamza, que j'ai prénommé Abderrazak, au lieu de Abderrahman.
Miséricorde donc, mais il est vrai que cette histoire de faux a des débordements contagieux...

35.Posté par Hicham daoudi le 03/10/2010 23:32 (depuis mobile)
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34.Posté par Abdelali le 03/10/2010 16:00
Peut-on réellement clore un débat d’une telle importance ?
Abderrazak Benhamza a soulevé des questions qui touchent non seulement au domaine des faux dans l’art, mais également au problème plus large des relations entre Art et Finance.
Au Maroc, ces relations dominent le marché de l’art, en fait celui de la peinture. C’est le seul segment qui suscite la ruée et l’engouement d’ investisseurs plus ou moins aguerris, de quelques bourgeois « bobos » en quête de positionnement social, de marchands incultes certes, mais agiles, retors, et aptes à répondre aux appétits, désirs et sollicitations de « ceux d’en haut… » Le tout baignant dans une atmosphère ludique, de permanente compétition de tous contre tous, avec à la clé de l’argent, beaucoup, beaucoup d’argent, de plus en plus de chiffres qui donnent le tournis.
Vous avez le bonheur de posséder un Majorelle ? Avant-hier vous en tiriez 1 million de dirhams, hier 3, aujourd’hui 5, mais vous vous dites « peut-être demain 6, 8 ou même 10 !!! »
Un Edy Legrand ? 500.000- 1.000.000 ? 2.000.000 ? Adjugé !!! Rien ne va plus, faites vos jeux….
L’engouement, la cupidité sublimée et les manœuvres d’arrière boutique ont fait le reste : les peintres marocains ont bénéficié du tsunami (tant mieux), en fait certains d’entre eux : El Glaoui à 1.000.000, Kacimi 600.000, feu Labied 800.000 (lui qui entretenait un rapport si étrange à l’argent…)
Ah… vous n’avez ni Glaoui, ni Miloud, ni Gharbaoui ? Qu’à cela ne tienne, on va vous en fabriquer, plus vrais que nature, signés et, cerise sur le gâteau, authentifiés par un « expert » ayant pignon sur rue. Des faux plus vrais que les vrais.
Il n’y a là rien que de très naturel, et M. Benhamza, qui connait ses classiques, sait le rôle joué par les Fernand Legros, Pétridès, et autres pasticheurs dont on peut remonter la trace jusqu’à la peinture flamande ou les primitifs italiens. Le faux est aussi vieux que la peinture, et constitue aussi l’un des plus vieux métiers du monde
Si par malheur il prenait envie à certains « collectionneurs » marocains de faire expertiser leurs acquisitions récentes par des hommes de l’art, dotés des connaissances et outils idoines (ne serait-ce que la lampe de Wood) cela pourrait provoquer pour certains un douloureux atterrissage. Si cette précaution devait s’étendre à certains institutionnels, ça pourrait être un cataclysme, dont les conséquences pourraient s’apparenter à celles qu’ont connu certains musées prestigieux : constater les dégâts, et accepter d’avoir 20%, ou pourquoi pas 40 ou 60% de faux, et « encaisser le coup » plutôt que d’affronter un scandale aux développements imprévisibles. Tout cela reste bien entendu du domaine de l’hypothèse, puisque M. Benhamza a fort opportunément rappelé que dans ce domaine comme dans d’autres, on ne peut accuser sans preuves.
Pourquoi alors tout ce tohu bohu autour des faux en peinture ?
Ne serait-il pas plus sage d’user d’une expertise rare et précieuse pour conseiller le public, monsieur tout le monde en somme, sur les peintres marocains de talent, ceux qui « n’ont pas eu leur part du festin » pour promouvoir et la peinture de qualité et des investissements qui allieraient plaisir esthétique et prix raisonnables ?
Voila une vraie mission d’utilité publique ! Quant aux faux, experts marrons et autres mercanti aussi cupides qu’incultes, il me semble qu’il serait plus jouissif, sinon de les encourager, du moins de les laisser faire. Allez, soyons iconoclastes, et même un brin cyniques, et réjouissons- nous de voir des sommes déraisonnables passer de main en main : après tout, il s’agit d’un microcosme qui vit en autarcie, et on ne voit pas au nom de quoi on empêcherait ces braves gens de jouer avec les millions durement gagnés dans la spéculation immobilière ou les va et vient boursiers.
De plus, il ya quand même une justice, même relative : comme les autres, la bulle spéculative qui autoalimentait le marché de l’art a fini par faire « pshiit », et certains petits génies se retrouvent avec sur les bras des « merveilles » devenues invendables, ou qu’il faudrait brader à 20 ou 30% du prix d’acquisition. L’or peut se transformer en plomb, alors réjouissons-nous du spectacle édifiant, et somme toute moral, des gamelles à répétitions de ceux qui croyaient pouvoir indéfiniment transformer le plomb en or, et les croutes en chefs d’œuvres de l’Art.

33.Posté par eiram le 02/10/2010 15:55
Et si on veut, on peut aussi juste retenir Marrakech, la ville rouge ...contemporaine ou plus ancienne, la vraie, celle des Marrakchis, des poètes et des artistes, des conteurs d'histoires et des musiciens, telle quelle et fidèle à elle-même !

32.Posté par ALAOUI moulay abdallah le 02/10/2010 14:01
Citation : Nous avons un goût naturel pour le faux, mais nous avons naturellement besoin de croire que le faux est le vrai. [
Alexandre Vinet] Théologien et critique suisse [Spiritualité et Religion]
Né en 1797 .Décédé en 1847
Extrait de Philosophie morale et sociale
http://www.pointinfo.org/fotossima

31.Posté par abderrahman Benhamza le 02/10/2010 11:55
Je réponds à l'envoi de Mr Rachid de Casa, posté le 29 spetembre dernier, en lui disant que l'article ci-dessus n'a rien d'intentionnel et qu'il n'a été commandé par personne. "Tu fais là Mr Rachid preuve d'une suscpetibilité exagérée. C'est vrai que je cherche à souligner d'abord la gabegie dont on commence à parler dans le domaine des arts au Maroc, mais c'est tout ce que je peux faire, en attendant et espérant que s'élèvent d'autres voix similaires...
Par ailleurs, dire qu'il n'y a pas de "vrais" experts en citant l'exemple de Zine, c'est aller un peu trop vite en besogne. Avancer que ce dernier a été "roulé le jour même de sa nomination à propos des oeuvres que tu cites, c'est verser encore , gratuitement si ce n'est pas méchamment, dans le dénigrement et le négativisme. Ton point de vue, respectable en soi, compterait dans la seule mesure où il s'inscrit dans un mouvement d'indignation générale. Mais aller jusqu'à vouloir en faire une idée arrêtée, c'est manquer d'un bon jugement, c'est-à-dire de sagese! Il faut avoir fréquenter Zine pour bien le connaître (c'est une invitation discrète), tout en pensant avec tout le monde que l'erreur est humaine. Quant à Ouardane, les problèmes abordés dans mon texte ne s'intéressent pas à ce que fait cet artiste, ni à ce à quoi tu fais allusion à son propos. Merci Mr Rachi pour ton commentaire."
Avec la personne de toutes les personnes qui ont lu l'article et ont bien voulu y répondre, j'aimerais si possible clore ce débat sur deux brèves conclusives à savoir que
- toutes les réactions suscitées prouvent que nous avons tous besoin de communiquer à vive voix ce qui nous tient à coeur comme vérités et contre-vérités urgentes relativement au sujet posé,
- que personne ne devrait s'estimer avoir SEUL raison, tant les questions soulevées comportent d'incertitudes inévitables, d'aléas insoupçonnés et, surtout, de manques de preuves tangibles pour penser à incriminer qui que ce soit.

D'autre part, le vide juridique existant à ce sujet permet, comme il excuse et considère en même temps toutes les observations avancées, si extravagantes ou acrimonieuses qu'elles aient pu être parfois; d'autre part, le marché de l'art au Maroc n'est pas à l'abri de l'opportunisme, farces et défaillances, comme il a besoin de points d'appui solides (textes et lois) pour s'affirmer dans la durée, à l'instar des grandes places marchandes dans le monde...
Salut à tous.
Av

30.Posté par Hicham daoudi le 01/10/2010 10:26 (depuis mobile)
Ce dernier témoignage laisse sans voie...
http://Www.cmooa.com

29.Posté par Hicham daoudi le 01/10/2010 10:23 (depuis mobile)
Ce dernier témoignage laisse sans voie...

http://Www.cmooa.com

28.Posté par artiste ecrasé par les grans dinosaures le 01/10/2010 09:46
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27.Posté par ALAOUI moulay abdallah le 30/09/2010 01:49

26.Posté par ALAOUI moulay abdallah le 30/09/2010 00:05
Faut t 'il enrichir ce forum et le positiver sans citer de nom? . Un peu de retenue s'il vous plait . Il y aura toujours des faussaires et des faux et c'est pas une occasion pour jaillir son poison d'insultes sur les autres .Surtout des artistes confirmés ,le respect est de rigueur pour na pas tomber dans le plagiat .
http://www.pointinfo.org/fotossima

25.Posté par amina le 29/09/2010 22:07
"oeuvres d'art authentiques et véritables experts, la course à la vérité"

24.Posté par Rachid de casa le 29/09/2010 20:41
ce débat sur le faux est très intéressant. Des faussaires à gogo, des pseudo critiques d'art prépayés et des experts et promoteurs qui ne le sont pas. C'est sûr que l'article est intentionné voire commandé par ceux qui dénoncent, à juste titre cette mascarade. Seuelemnt ceux qui dénoncent sont-ils inocents pour autant ?
Revenons aux experts et bien il n'y en a pas au vrai sens du terme. Zine qui est expert assermenté a été roulé dans un tableau censé appartenir à Kacimi, et ce le jour même où il avait prêté serment. Pour les Choukri, Eldon, Saâidi et tous ceux qui prétendent promouvoir l'art de cette manière et aider les jeunes, et bien, ils sont tous, sans exception des sangsues sans foi ni loi.
il y a une autre question qui mérite d'être soulevée. C'est le cas de Ouardane qui s'érige en Pape de la peinture et s'accapare pratiquement tous les événements avec la complicité des élus corrompus du conseil de la ville. Ce type est très dangereux et il faut ouvrir un front dans ce sens. Pour ceux qui ont visité la cathédrale sacré coeur que Ouardane a réservée au nom de son association très familiale, c'était vraiment honteux pour ne pas dire révoltant. Ce type croyant être un grand peintre a mis les pieds dans le plat et profané la sacralité du lieu (même s'il n'ya plus d'église) mais quand même. Il mélange pratiquement nu et porno. la question qui se pose est la suivante: ce monsieur traverse-t-il une andropause retardée. Bon débat

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