Fès, carrefour des cultures et des civilisations


MAP le 28 Octobre 2009


Fès - Fès a toujours été un carrefour des cultures et des civilisations et un lieu de rencontre et de diffusion des valeurs de dialogue, de paix et d'entente, ont souligné des participants à l'ouverture, mardi soir dans la capitale spirituelle du Royaume, du colloque international des juifs originaires de cette ville.


Fès
Fès
Des juifs nés à Fès, venus de divers horizons, ont témoigné leur attachement à cette ville symbole du rapprochement entre les cultures et les peuples.

Après avoir mis l'accent sur les valeurs de coexistence qui ont toujours prévalu au Maroc, les participants ont cité quelques exemples de cohabitation entre familles musulmanes et juives dans l'histoire du Royaume.

Ils ont fait remarquer que le judaïsme marocain n'a pas encore révélé tous ses secrets. "Un effort colossal doit être déployé dans ce sens en fouillant dans les écrits historiques traitant de différents aspects de l'attachement viscéral des juifs au Maroc", ont-t-il dit.

Le président du Comité des communautés israélites de Fès, Oujda et Sefrou, Armand Guigui, a, à cette occasion, souligné les liens étroits et permanents tissés depuis toujours entre la communauté israélite restée sur place et l'importante communauté juive marocaine de la diaspora qui a gardé un attachement viscéral avec le Royaume.

Et de préciser que cette diaspora de juifs marocains a joué un rô le d'ambassadeur universel, de par ses contacts et ses relais politico-diplomatiques avec les multiples et différentes organisations juives dans les quatre coins du monde.

Guigui a également passé en revue les étapes phares de la présence juive au Maroc, avant de jeter la lumière sur des aspects "impressionnants" de coexistence entre Marocains de confessions diverses.

Il a, de même, rappelé l'apport considérable joué par les savants juifs marocains qui, selon lui, représentaient "le symbole d'une coexistence et cohabitation socioculturelle judéo-arabe marocaine dont le Royaume a toujours été la terre de prédilection par excellence".

Abondant dans le même sens, le wali de la région Fès-Boulemane, Mohamed Rherabi, a souligné le rô le joué par le Maroc, pays de traditions séculaires, de tolérance, de coexistence et de cohabitation entre ses multiples composantes ethniques, sociales, culturelles et même religieuses.

Carrefour des civilisations et porteuse des valeurs universelles, la ville de Fès incarne avec excellence cette dimension, à travers son histoire, sa spiritualité et ses différents forums, a-t- il dit.

Cette rencontre internationale sera aussi caractérisée par l'organisation d'une exposition d'objets artistiques et de culte évoquant l'histoire, la religion, les traditions et la vie quotidienne des juifs marocains.

La séance inaugurale s'est déroulée en présence notamment du gouverneur de la province de Sefrou, Abdesslam Zouggar, du président de la commune urbaine, Hamid Chabat, des élus, ainsi que d'autres personnalités.

Les travaux du colloque se poursuivront mercredi avec des communications sur la contribution de la communauté juive au judaïsme marocain.

La tenue de ce colloque a permis aux juifs originaires de Fès de se retrouver ensemble dans une rencontre inter-familiale au cours de laquelle ils ont visité l'ancienne Médina, des musées et des synagogues.

Les participants devront ensuite visiter la station thermale de Moulay Yakoub et les villes de Sefrou, Ifrane, Immouzer et d'Azrou.


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Commentaires

1.Posté par Houcine en Exil le 29/10/2009 11:46
Fès Carrefour des civilisations et de mes souvenirs!

Je voudrais revoir la ville où je n´étais qu´un adolescent, préparant mon brevet d´étude secondaire et chaque fin de semaine, pendant la joie du mois de Ramadan, je ne manquais point á faire mes promenades en solitaire, le long des ruelles et au grand boulevard, contemplant les mouvements d´une population aux coutumes marquées par l´histoire d´une des plus belles cités en Afrique du nord.

Zéro (0) et Pape Sylvester!

Parmi les monuments et établissements qui accompagnent toujours mon imagination, c´est l´université d´Al »Qaraweyine«, où mes parents rêvaient me voir formé en Jurisprudence et maitriser la langue du Prophète (SWS). Plus tard, j´ai appris que »Gilbert d´Aurillac« devenant Pape Sylvester II, il avait achevé aussi sa formation à cette prestigieuse université, où il n´avait découvert que l´existence de Zéro (0), déjà bien utile pour les musulmans, allant l´annoncer à tous les chrétiens de Rome! A partir du début du XIème siècle, cette invention vient rythmant la raison définie par les lois mathématiques et la géométrie de l´art arabe qui ont heureusement libéré l´homme de ses doutes, de ses craintes et presque de tous les miracles, jusqu´à prouver sa certitude dans »je pense, j´existe«. Donc, c´est l´Institut Fatima Al Fihriya qui a offert à Pascal au »temple Port - Royal« l´instrument qui est devenu la base de tous les progrès en Occident.
Après le passage du talentueux Pape de Rome, Al Qaraweyine avait formé Ibn Al Maymoune, Ibn Al Khateb, Al Idrissi, Ibn Zohr, Ibn Khaldoune et d´autres talentueux venus d´Orient et d´Andalousie. De très loin et après 40 ans, je vois encore le corps de la Médina composé de deux citadelles, unifiées par une grande muraille aux 12 portes et sa mosquée achevée selon le style d´Al Hamra de Cordoba. Cette ville fut un carrefour pour les caravanes entre l´Afrique sud saharienne, la Méditerranée, l´Egypte, Ghazza, Damas, Karbala, Akaba et le reste de la péninsule arabique. Dans son histoire, elle a connu les berbères, les Ofranes, les romains, les Vandales et les arabes d´»Idriss Ibn Abdallah Al Kamal«, ne prétendant être qu´un autre descendant d´Ali! Les marocains ont leurs raisons pour dire qu´ils sont schi3is et sounnis á la fois. En 818 Fès avait connu l´exode des Omayyas cordobais et des Qayrawanis, chassés par les aghlabides qui ensemble et les andalous, ils avaient apporté tout un savoir faire. Après la chute de Masmoda et de Lamthouna, en 1269, les Znathas (Béni Marine) ont formé leur Sultanat, faisant de Fès leur brillante capitale. Parmi leurs œuvres, Fas Al Jadid, Masjid Al 7amra, Al Madrassa Al Bou3naniya, Dar Al Makhzen, Sahrij Al Madrassa, Al 3attarine, toutes édifiées sous Abou 3inane Al Marini. Sans mentionner les wattassides (Béni Wattas), en 1529, la dynastie »Kabyle / rifaine« avait été remplacée par les Saadis. Malheureusement après le triomphe marocain sur les portugais et les espagnoles (la bataille des 3 monarques), les conflits entre les fils d´Ahmed Al Mansour, ils ont condamné Fès à l´anarchie et aux rebellions. Il fallait attendre 1666 pour que les gens de Tafilalt puissent avancer et soumettre à leur volonté Zaouiat as-Samlali et ad-Dila. En 1727, sous Sultan Ismaël, Fès n´est plus un centre administratif. C´est Meknès qui va voir naitre l´autres Versailles, rivalisant celui de Louis XIV, construit sur les débris des saadis. Après les années de l´anarchie et des révoltes populaires contre les nouveaux shérifs, sous Mohammed Ibn Abdallah (1757), de nouveau Fès devint la capitale de leur dynastie.

Fès et ses réputés enfants

Cette ville qui donne sur le moyen Atlas et le Rif, a vu naitre Docteur Faraj qui avait été le premier psychiatre qui tenta soigner ses patients par la musique, les excellents écrivains Taher ben Jalloune et Fatima Al Marnissi, sans oublier la brillante Salma, devenue reine à Rabat.

Fès a toujours passionné les écrivains et les visiteurs, jusqu´à voir une marocaine née en Europe responsabilisant la génération de sa mère et ce dernier malheureux demi siècle, sous l´absolutisme de Hassan II qui n´a fait que se vengea de tous le passé de sa dynastie, comme l´ont fait d´autres colons avant lui et les pirates, sans pitiés contemplant des grandes œuvres transformées en ruines. Mais depuis Jobba I notre bled n´a connu que des batailles internes et externes. Pour faire face à l´hégémonie européenne, les Sultans du Maroc firent recours aux corsaires et pour se venger des anglais, il a fallu reconnaître l´Amérique de Thomas Jefferson et George Washington. Plus d´un hébreu fut Conseiller d´un Sultan et à la fois, diplomate aux ordres anglais ou nord - américains à la fois!

Houcine / Austria

(à suivre: notre Diaspora à Fès et les avantages du multiculturalisme)__

2.Posté par Houcine en Exil le 29/10/2009 12:12
Notre histoire et la diaspora marocaine

Après avoir abandonné leur pays pour les raisons que je citerais, ne m´appuyant que sur des données historiques, vérifiées hors de toute erreur:

(1) Mohammed Ibn Abdallah (l´ami des Etas unis), il avait réservé le comptoir d´Essaouira aux arrières parents de ceux qui se solidarisent avec la politique extérieure marocaine, affirmant leur volonté d´agir en tout moment et soutenir leur pays d´origine, jusqu´à la mort d´Al Hassan I, lorsque les enfants musulmans n´avaient aucune chance d´apprendre à lire et écrire, les leurs furent scolarisés aux Mellahs á la française! Les plus doués, ils avaient tous les moyens de finir leurs études supérieures en Angleterre et en France. Les cadres de la dynastie alaouite ont été toujours des hébreux et des andalous. Voir la structure de l´Etat marocain, jusqu´à nos jours!

(2) Los »Corcos« diamantés à Marrakech, monopolisant le commerce national en Essaouira, ils avaient formé des alliances avec d´autres hébreux en Hollande (Hayden), au Danmarque, en Angleterre et avec le roi de Naples. Vue la situation interne marquée par des soulèvements, échoués les accords avec l´Espagne exigeant la soumission des pirates et sous prétexte d´équiper le pays et renforcer sa défense, ces familles avaient placé des devises et l´or marocain à l´étranger. Le bombardement de la marine autrichienne des villes au nord, l´occupation de l´Algérie en 1830, ils avaient averti ces Toujjar et négociateurs de planifier leur départ. La visite de »Montefiore« fut succédée par le départ de ceux qu´on a appelés »berbères judaïsés«! - La mort d´Al Hassan I, la déclaration de bled al Makhzen »empire dévasté« et l´arrivée de la marine européenne encerclant toute les côtes marocaines, ceux qui avaient les clés des trésors, leurs mains se précipitèrent à vider toutes les caisses et fuir vers Canada, aux Etats-Unis et en terre sainte. À ces circonstances, s´ajouta l´arrivée de Hubert Lyautey à Fès et qui ne fut qu´un farouche antisémite! Excluant la famille d´»Abraham Serfati« (l´unique vrai patriote), les hébreux restés au Maroc, ils furent des espions au service de l´administration coloniale. Quand on a parlé du retour de Mohammed V, Casablanca a connu le départ clandestin de milliers de ces douteux citoyens. Un bateau au large et des petites barques pirates ont joué le grand rôle pour faire vider le Maroc de ces aventuriers et du reste de son or. Sous prétexte: Vacances en Suisse, Hosni Ben Slimane a joué un de ses “trop honorifiques rôles”, exportant les premiers enfants marocains, qui plus tard, ils sont devenus »soldats - Zahhal«, toujours en combat contre les désarmés palestiniens. En 1967, Général Oufkir et Caudillo Franco ont participé moralement et matériellement à faire fuir d´autres marocains! Chacun et sa fortune, il fallait s´installer à Paris, au Canada. Mais aux plus pauvres, on n´a réservé que la Palestine et la continuité des sales conflits.

(3) N´étant dans leur majorité que des victimes de l´histoire et ne s´agissant que d´équité, ces citoyens ont droit de se réclamer marocains, mais il faudrait aussi faire retourner tout ce qui a été spolié (l´or des saadis transféré à l´étranger et en Israël), introduire en justice les familles et parents bourreaux, dont les enfants sont devenus officiers de l´armée, diplomates, et ministres aux mains pleines de sang palestinien, sans oublier la haute trahison et la collaboration contre l´armée de libération marocaine et algérienne.

(4) Que voudrait –on dire et faire par cette rencontre, au carrefour des anciennes cultures?

Le retour de notre trop aimable et riche diaspora, il vient après les événements tragiques, vécus par les damnés ghazzaouis, au su et vue du monde entier. 40 délégations impliquées, elles ont affirmé à Durban II leur soutien inconditionnel à la sauvagerie et aux crimes israéliens.

Pourquoi donc les sages marocains ont-ils choisi accueillir les leurs, quelques mois après le cataclysme des vieux, des femmes et de leurs enfants, calcinés à Ghazza? Ne s´agit-il pas d´un autre moyen »kifkif«, sodomisant la pauvre population, analphabète à 70 %? Cette autre aventure à caractère typiquement marocain (l´astuce), ne va-t-elle pas dans le même sens des exigences sionistes et impérialistes, animant les conflits (islamisme – terrorisme), convainquant et secouant chaque fois notre trop hébété monde?

Supposant que je n´ai pas raison et mes références ne sont pas fondées ( ),

Donc, les décideurs à Fès profitant de leurs pouvoirs, ils ont encore leur opportunité de se réclamer les premiers à instaurer l´Etat le plus démocratique en Afrique, affirmant que notre société est multiculturelle, au sein de laquelle tous les composantes jouissent de leurs droits dans la difference. l´Etat séculaire, à travers ses institutions et ses juges en toute indépendance et débarrassés de tous les établissements, ils appliquent les lois de la nation, sans faire de difference entre le plus beau, le plus laid, les plus nobles, le fellah, le petit ouvrier et l´affairiste en plein succces qui verse ses impots volontiers et très content. Les blancs, les noirs, le musulman, le juif, le chrétien, l´athée et le génie qui rêve créer une autre croyance, ils arriveraient à vivre ensemble, fraternellement et bien décidés de combattre l´ignorance, la haine et la misère, au-delà de toutes nos frontières!

Le Maroc trouverait son temps pour dépasser l´Autriche et le Norvège dans tous les domaines et serait le plus sacré temple, reflétant l´idéal de Savonarolla, Machiavelli, Thomas Hobbes, J. Locke, Montesquieu, Al Afghani et Mohammed Abdou!

Salam, Shalom, »paix et prosperité pour tout le monde»__

Houcine / Austria