|
|
|||||||
Fès: un creuset du patrimoine universelMAP le 22 Janvier 2009
Fès - Fès, la plus ancienne des villes impériales du Maroc et l'une des prestigieuses cités de l'Islam, est un haut lieu de rayonnement culturel, intellectuel et scientifique qui reflète la riche mémoire collective du Royaume.
Représentant une histoire qui a imprimé dans les pierres, les esprits et les coeurs, les traits d’une brillante culture, la ville de Fès qui vit actuellement au rythme des lancements et inaugurations de projets de développement , est un creuset du patrimoine universel.
Fondée à la fin du VIII-ème siècle par Idriss II (192 de l’Hégire), cette cité millénaire n’a cessé de se développer sur quelque 354 hectares de superficie, pour se surpasser et s’embellir. Prestigieuse et riche d’un passé qui a fait sa renommée dans le monde arabo-musulman, Fès est caractérisée par un réseau d’eau traditionnel de 70 km, desservant bains, bassins, jardins et près de 4.000 fontaines publiques et privées. Fès, qui abrite quelque 9.000 maisons historiques, a connu un rayonnement sur tous les plans, notamment culturel et politique. L’essor de son commerce caravanier a été tel que les flux migratoires des villes de Cordoue et de Qairouan ont eu une empreinte indélébile sur la ville. Fréquentée par les voyageurs, écrivains et historiens, Fès redevient au milieu du XIII-ème siècle, grâce aux sultans mérinides, la capitale politique du Maroc, en devenant à la fois, "une cité bourgeoise, commerçante et une agglomération administrative et militaire". En 1549, les Saâdiens, originaires du sud marocain, investissent la ville et Fès perd donc une seconde fois son statut de capitale de l’empire, survivant à l’ombre de Marrakech. Prenant appui de sa situation, Fès tente de se perpétuer en sauvegardant les traditions hispano-mauresques et conserver le patrimoine légué par les villes de Cordoue et Qairouan. En 1666, le sultan alaouite Moulay Ar-Rachid, lui restitue son statut de capitale de son royaume. La cité revit et s’épanouit avec ses nombreuses mosquées et medersas restaurées. Bien plus tard, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, Fès noue des relations commerciales avec plusieurs pays européens et sa destinée prend une nouvelle tournure. "Ville de religion, foyer du savoir et de la culture, métropole du commerce caravanier, Fès", soulignent des historiens, "a une vocation du patrimoine universel". Abritant "deux grandes mosquées "Al Andalous" (250 de l’Hégire/ 859/ 860 J-C) et la Quaraouiyine (249 H/ 857-858), fondées sur les deux rives de Oued Fès (oued Al Jawahir) de la médina par les deux soeurs Maryam et Fatéma Fihria, Fès devient le carrefour spirituel de plusieurs disciples. La cité devient un haut-lieu de culte et d’enseignement par excellence que renforcent les médersas, dont les plus célèbres sont celles de Safarine (671/1271-1275), Al Attarine (723-25/1323-1325), Al Misbahiya (743/1342-43), Al Sahrij et Al-Sabiyin (721-23/1321-23) et la medersa-mosquée "Al Bouanania", bâtie au 14-ème siècle par le Sultan Abou Inan Al Marini. Cet héritage millénaire a poussé l’UNESCO, qui tenait à Nairobi en 1976, son Assemblée générale, à lancer un appel pour la sauvegarde active de la médina de Fès. Le 9 avril 1980, Amadou Mahatar M’Bow, directeur général de l’Unesco à l’époque, "invite les gouvernements de tous les Etats membres de l’Unesco, les organisations internationales, gouvernementales et non gouvernementales, les institutions publiques et privées, les organismes de financement, les peuples des différentes nations, à participer par des contributions volontaires de toute nature à la campagne de sauvegarde, de réhabilitation et de réanimation de la ville de Fès". En juillet de la même année, Hassan II donne, dans une lettre adressée au gouvernement, ses instructions pour que le projet de Fès soit considéré comme une préoccupation prioritaire. "Aussi devons-nous donner à notre gouvernement des instructions pour qu’il considère le projet de Fès comme une préoccupation prioritaire et pour qu’il accorde une attention particulière dans le cadre de ses responsabilités relatives, aux programmes d’équipement et de l’habitat, à la préservation du patrimoine culturel, au développement de l’art, de la culture et de la pensée, et à la diffusion des enseignements de l’Islam", avait dit le défunt souverain. "Le Maroc, avait-il ajouté, doit demeurer le pays de l’authenticité véritable, le vrai chemin qui mène à la réalisation des ambitions de notre siècle de progrès et de prospérité". Classée en 1981 par l’Unesco sur la liste du Patrimoine universel, la médina de Fès bénéficie d’un nouvel appel en 1992, lancé cette fois-ci par Fédérico Mayor, directeur général de l’organisation. "La campagne entreprise pour la première fois en faveur d’une ville islamique, comporte indéniablement une dimension humaine" et, quelle autre ville que Fès, cité de la foi et du savoir, peut mieux illustrer cette dimension", avait souligné Mayor La sauvegarde du patrimoine civilisationnel requiert en 1999 une nouvelle vision dynamique donnée parle Roi Mohammed VI. Dans la lettre royale adressée en novembre 1999 aux participants à la 23ème session du comité du patrimoine mondial à Marrakech, le Souverain a insisté "sur la nécessité d’adopter une vision dynamique quant à cette protection, en visant à intégrer notre patrimoine dans nos projets de développement et non seulement à l’embaumer dans une vision de sacralisation". "Ceci requiert de jeter des passerelles solides entre ce legs civilisationnel et les créations de l’homme contemporain, car le patrimoine de demain est ce que nous inventons aujourd’hui", a dit le Roi. ________________________Dans la même rubrique_________________________
|
PARTICIPER
|
Conférence
1931955
|
|||||






















Digg
Reddit
Y!
Technorati
Wikio
Facebook
MySpace
Twitter
LinkedIn
Séminaire: "Les Jeunes et l'importance des Politiques"
