Le succès obtenu mercredi sur un penalty de Franck Ribéry à la demi-heure de jeu, n'a pas soulevé d'enthousiasme le public du Stade de France.
Aux yeux de Raymond Domenech, il a pourtant eu le simple mérite d'exister après trois matches sans victoire.
"L'objectif c'était ça, il fallait gagner", a rappelé le sélectionneur français. "Je voulais vraiment qu'on parte sur cet Euro en se disant qu'on fait deux matches de haut niveau en Espagne et contre l'Angleterre pour montrer qu'on était encore là, qu'il fallait encore compter sur nous." Après les deux matches nuls de fin d'année 2007 contre le Maroc puis en Ukraine, avec à chaque fois deux buts encaissés, les Bleus se sont employés, en Espagne en février et contre l'Angleterre mercredi, à maîtriser avec méthode le cours des événements.
Si la tentative s'est soldée par un échec 1-0 en Espagne, elle a été plus concluante face aux Anglais, guère dominés mais battus.
"C'était ce que je voulais, on savait que ce serait un match compliqué", a commenté Domenech.
BASES SOLIDES "ça fait un match un peu fermé mais je dirais bien construit, intelligent, bien en place." Les Bleus se contentent parfaitement de cette victoire sans éclat, d'abord basée sur une solidité défensive retrouvée, notamment autour de la charnière centrale Thuram-Gallas.
"On peut apporter plus dans l'animation offensive mais on est sur des bases solides, on peut travailler", s'est réjoui le sélectionneur.
William Gallas a également souligné l'importance de ses fondations solides pour nourrir des espoirs de sacre en juin en Suisse et en Autriche.
"On a bien défendu, on a bien joué ensemble", s'est félicité le défenseur d'Arsenal. "L'important, c'est qu'on ait gagné ce soir." "On a montré qu'on était une équipe très costaude", a-t-il ajouté.
Ce match contre l'Angleterre était le dernier avant l'annonce début mai de la liste des 23 joueurs retenus pour l'Euro. Domenech a profité du stage à Clairefontaine pour procéder à une large revue d'effectif et ses choix sont particulièrement attendus en attaque.
Revenu dans le groupe France pour la première fois depuis septembre, David Trezeguet a été ovationné à sa sortie du terrain. Régulièrement appelé chez les Bleus, Djibril Cissé a été hué à son entrée sur la pelouse.