Les responsables algériens commencent à penser sérieusement à l'après pétrole, et réalisent que c'est maintenant ou jamais qu'il faut utiliser les confortables revenus pétroliers pour diversifier l'économie du pays, mais pour mener à bien ce projet et attirer les foules de touristes, il reste de nombreux obstacles à surmonter, a fait remarquer Abidi, cité par la plate-forme électronique suisse "swissinfo" (qui diffuse en neuf langues).
Pour swissinfo, la menace terroriste, constitue "l'écueil le plus évident", se référant aux consignes données aux voyageurs à destination de l'Algérie par le ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE), les avertissant du "risque d'attentats terroristes sur l'ensemble du territoire" du pays. Ce département précise que "les cibles sont souvent des institutions publiques, ainsi que des entreprises étrangères et leurs employés" et donne une série de recommandations qui sont "pour le moins dissuasives", ajoute la plate-forme.
Le président de la Chambre de commerce et d'industrie Algérie-Suisse, Claude Haegi a indiqué que l'Etat algérien s'est doté d'un bon cadre législatif, "mais dans la pratique, les choses sont différentes. Ce qui décourage les investisseurs".
Un point de vue, souligne swissinfo, que partage le Secrétariat d'Etat suisse à l'économie (SECO).
"Une bureaucratie compliquée et inefficiente, le manque de force de travail qualifiée, les problèmes de communication et le manque de transparence dans les passations des marchés publics amènent plusieurs entreprises étrangères à préférer d'autres marchés", souligne le SECO, avant de pointer tout particulièrement le problème de la corruption, ajoute la plate-forme.