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Hassan Boukhari l’hyperréaliste à la galerie Dar d’art de Tanger
Rédigé par Abderrahman Benhamza le Vendredi 24 Décembre 2010 à 03:21 | 0 commentaire(s)
Hassan Boukhari expose à la galerie Dar d’art, du 10 décembre 2010 au 10 janvier 2011. Chez cet artiste peintre connu depuis longtemps du grand public, la démarche réaliste est poussée à l’extrême : Boukhari ne s’attache pas à reprendre l’aspect artificiel des choses, il infiltre dans sa figuration, par le trait et la couleur, l’essence même dont elle est faite et l’âme qui l’habite.
C’est de l’hyperréalisme dans ses grands panaches, un hyperréalisme qui confine à la manie au niveau des détails ; cela débouche sur des compositions tout simplement uniques.
Au-delà des formes que l’artiste peint et qui s’originent dans le patrimoine traditionnel marocain, se dévoile la pertinence d’un regard d’une telle acuité qu’il ne laisse rien échapper des effets lumineux, ni des jeux de nuances des gris colorés, sans les saisir et leur faire le sort chromatique qu’ils méritent.
Dans cette nouvelle exposition, la thématique picturale s’est centrée sur l’ancien mobilier marocain, où s’expriment les subtilités manuelles artisanales et architecturales, figures métaphoriques d’une civilisation pittoresque et non moins spécifique, s’étendant sur plusieurs siècles passés. H. Boukhari perpétue par là une mémoire à la fois délicieusement nostalgique et profondément enracinée, dont il se fait en quelque sorte le chantre, le gardien des charmes et de l’authenticité qui en découlent.
Etoffes brodées de mille et un fleurons géométriques, coffres en bois marquetés, vases de bronze aux éclats sonores, toute une batterie d’ustensiles aux références consacrées, aux connotations désormais muséologiques, une mosaïque éclectique, suggérée en menus moellons décoratifs, un cadre locatif ambiant, rappelant des intérieurs intimistes, des souffles de vie silencieuse, autant de motifs à relents passablement ethnographiques, que les couleurs dosées au millésime enrobent d’une extraordinaire aura poétique, et qui authentifient une palette unie, si harmonieuse dans ses investigations initiales et ne cessant de louanger un legs national, voire historique, empreint de délicatesse, de nostalgie et de spiritualité.
Car (le mot étant lâché), la peinture de H. Boukhari, au-delà de tout formalisme, tend vers la spiritualisation, celle d’un ensemble de valeurs sociales et comportementales, que l’artiste érige, avec raison, en autant de revendications identitaires discrètes.
Le thème de son exposition « Vie silencieuse » est en fait un thème flagrant d’éloquence. Il distille un discours plastico-social plus qu’édifiant, dans le sens où la matière, diversement traitée, nous interpelle à plus d’un titre, en tant que sujets concernés par la charge testimoniale et émotionnelle qu’elle véhicule, et en tant qu’entité groupale marquée par des principes esthétiques que l’art de Boukhari essaie sans cesse de valoriser et de maintenir durablement dans le temps.
Au-delà des formes que l’artiste peint et qui s’originent dans le patrimoine traditionnel marocain, se dévoile la pertinence d’un regard d’une telle acuité qu’il ne laisse rien échapper des effets lumineux, ni des jeux de nuances des gris colorés, sans les saisir et leur faire le sort chromatique qu’ils méritent.
Dans cette nouvelle exposition, la thématique picturale s’est centrée sur l’ancien mobilier marocain, où s’expriment les subtilités manuelles artisanales et architecturales, figures métaphoriques d’une civilisation pittoresque et non moins spécifique, s’étendant sur plusieurs siècles passés. H. Boukhari perpétue par là une mémoire à la fois délicieusement nostalgique et profondément enracinée, dont il se fait en quelque sorte le chantre, le gardien des charmes et de l’authenticité qui en découlent.
Etoffes brodées de mille et un fleurons géométriques, coffres en bois marquetés, vases de bronze aux éclats sonores, toute une batterie d’ustensiles aux références consacrées, aux connotations désormais muséologiques, une mosaïque éclectique, suggérée en menus moellons décoratifs, un cadre locatif ambiant, rappelant des intérieurs intimistes, des souffles de vie silencieuse, autant de motifs à relents passablement ethnographiques, que les couleurs dosées au millésime enrobent d’une extraordinaire aura poétique, et qui authentifient une palette unie, si harmonieuse dans ses investigations initiales et ne cessant de louanger un legs national, voire historique, empreint de délicatesse, de nostalgie et de spiritualité.
Car (le mot étant lâché), la peinture de H. Boukhari, au-delà de tout formalisme, tend vers la spiritualisation, celle d’un ensemble de valeurs sociales et comportementales, que l’artiste érige, avec raison, en autant de revendications identitaires discrètes.
Le thème de son exposition « Vie silencieuse » est en fait un thème flagrant d’éloquence. Il distille un discours plastico-social plus qu’édifiant, dans le sens où la matière, diversement traitée, nous interpelle à plus d’un titre, en tant que sujets concernés par la charge testimoniale et émotionnelle qu’elle véhicule, et en tant qu’entité groupale marquée par des principes esthétiques que l’art de Boukhari essaie sans cesse de valoriser et de maintenir durablement dans le temps.
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