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Israël: décès de David Kimche, ex-numéro 2 du Mossad et diplomate

.. Il s'était notamment occupé des contacts avec le Maroc


AFP le 9 Mars 2010


Jerusalem - David Kimche, ex-numéro deux du Mossad, reconverti dans la diplomatie et connu pour son expertise sur le monde du renseignement, est décédé à l'âge de 82 ans, a annoncé mardi sa famille.


David Kimche
David Kimche
Auteur de nombreux articles et livres sur le conflit israélo-arabe, il prô nait ces dernières années un compromis avec les Palestiniens.

Né en Grande-Bretagne, Kimche avait immigré en Israël en 1948 et combattu dans les rangs de l'armée lors de la première guerre israélo-arabe.

Correspondant en France du quotidien anglophone The Jerusalem Post, il était entré au Mossad en 1953, où il s'était notamment occupé des contacts avec le Maroc.

Chef-adjoint du Mossad entre 1976 et 1980, il avait noué des contacts étroits avec des formations chrétiennes au Liban, mais il avait quitté le Mossad en raison de divergences sur les questions libanaises.

Il avait été directeur général du ministère des Affaires étrangères de 1980 à 1986.

Après sa retraite, Kimche a oeuvré pour un règlement de paix avec les Palestiniens, signant "l'Initiative de Genève" (2003) en faveur d'un retrait israélien des territoires occupés et la création d'un Etat palestinien aux cô tés d'Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lui a rendu hommage dans un communiqué.


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Commentaires

1.Posté par Anne Campagna le 09/03/2010 14:01
Qui vit par l'épée meurt par l'épée.

2.Posté par mim le 09/03/2010 21:40

anne campagna,

DAVID KIMCHE, est décédé d'une mort NATURELLE, et NON PAR L'EPEE !!!!!

3.Posté par Anne Campagna le 09/03/2010 22:26
ah bon. Mes condoléances. And what about all the palestinians that died? They are as important, they are human being too.

4.Posté par Samya Amadagh le 10/03/2010 11:22
Les criminels et les bourreaux de l´humanité s´etouffent un après l´autre, laissant après eux un monde ravagé par la haine et les violences!

5.Posté par Anne Campagna le 10/03/2010 14:04
Comme c'est un message sur la mort d'un homme, il faut garder un certain respect et une certaine dignité pour ce diplomate qui a fait probablement de son mieux dans le contexte dans lequel il était placé, mais quand même, en général et non pas lui en particulier, nos bourreaux, ils ne s'étouffent pas, ils se tuent entre eux pour le pouvoir et même entre anciens collègues. Il y a tant de morts de ces temps çi qu'on vient à se poser des questions.

6.Posté par Anne Campagna le 30/03/2010 14:22
IL y avait David Kimche...mais il n'y a pas que le Mossad qui ont des grands agents! je vous suggère le livre de mon ancien rédacteur en chef au magazine Dernière Heure: Fabrice de Pierrebourg et un grand ex-agent canadien, vedette des médias au Canada, Michel Juneau Katsuya, le livre s'intitule ''ces espions venus d'ailleurs'' et est disponible aux éditions Stanké (voir sur internet).
(résumé par Christophe Bergeron )Il y a des espions parmi nous. Des Russes, des Chinois et d'autres qui infiltrent nos universités, nos entreprises, nos installations militaires, à la recherche de secrets d'État et d'affaires. Dans Ces espions venus d'ailleurs, le journaliste Fabrice de Pierrebourg et l'ex-SCRS Michel Juneau-Katsuya tirent la sonnette d'alarme. Le Canada, qui était déjà un nid d'espions pendant la guerre froide, le serait de plus en plus. Malheureusement, nos gouvernements ne sont pas préparés à faire face à la menace. Pourtant, l'espionnage «n'est plus un jeu qui oppose l'est contre l'ouest, mais tout le monde contre tout le monde». Cet essai se lit comme un John Le Carré. On se régale des détails croustillants de l'âge d'or de la guerre froide, des descriptions de l'étonnant consulat russe de Montréal, arrière-base des services de renseignements russes et soviétiques. Surtout, on s'étonne de l'insouciance ou de la naïveté de nos dirigeants qui ont sabré les budgets de la SCRS. Un essai passionnant qui donne froid dans le dos. Éd. Stanké, 2009, 358

7.Posté par anne campagna le 22/04/2010 11:37
'' le livre ces espions venus d'ailleurs ''paru aux éditions Stanké dénonce l'ingérence des services de renseignements étrangers au au Canada et parle du Mossad

Le livre de Fabrice de Pierrebourg et de l'ex-directeur des services secrets canadiens, une enquête sur les activités d'espionnage au Canada, dénonce les activités d'agences de renseignement étrangers au canada dont entre autre l'ingérence du Mossad. Fort bien documenté, le livre du journaliste international Fabrice de Pierrebourg, aujourd'hui à l'emploi du journal de Montréal (en grève) de l'empire de presse Québécor, parle des divers problèmes qui touchent la sécurité nationale canadienne, entre autre l'espionnage industriel et politique auxquelles se livreraient des puissances étrangères au Canada. Un fait intéressant, par contre, est souligné en page 165, sur le même thème:
'' Ce genre de magouille rappelle le cas mystérieux du logiciel Promis, dont une version trafiquée par le Mossad et la CIA aurait été vendue dans les années 1990 à plusieurs corps policiers et services de renseignements y compris le Canada. Le service de renseignement y avait caché une ''trappe'' ou une ''porte arrière''. Ce stratagème fumant visait à l'origine à lutter plus efficacement contre l'OLP de Yasser Arafat après que les ordinateurs du mouvement palestiniens eurent été connectés en cachette à Promis. Par la suite le Mossad a compris que Promis lui permettait aussi d'espionner les agences concurrentes et leur soutirer des informations de la plus grande importance.''

Hors, le SCRS, service de renseignements canadiens, est au Canada au coeur de plusieurs scandales entre autre reliés aux accusations portées envers le ressortissant d'origine marocaine M. Charkaoui. Selon un article de Laura-Julie Perreault
La Presse


Après six ans de feuilleton juridique, le Montréalais Adil Charkaoui, visé par un certificat de sécurité, a retrouvé sa liberté complète vendredi après-midi. À grands coups de ciseaux, il s'est débarrassé du dernier dispositif qui le reliait aux autorités canadiennes: un GPS qu'il devait porter jour et nuit.

«C'est un morceau de plastique et de métal, mais vous n'avez pas idée de ce que ça fait psychologiquement à un homme», s'est exclamé le ressortissant marocain de 36 ans, les yeux embués, sur le parvis de la Cour fédérale. Sa mère, Latifa, remerciait Dieu. Des supporteurs applaudissaient.

Quelques minutes plus tôt, la juge Danièle Tremblay-Lamer avait ordonné la levée de toutes les contraintes imposées à Adil Charkaoui depuis sa mise en liberté en février 2005. La magistrate a rendu sa décision sur le banc, expliquant qu'il n'y avait aucune raison d'enfreindre plus longtemps la liberté de M. Charkaoui. «J'ordonne que toutes les conditions de remise en liberté soient révoquées et que cette ordonnance prenne effet immédiatement», a lancé la juge alors que l'avocate de M. Charkaoui, Johanne Doyon, était au milieu de sa plaidoirie.

Mme Tremblay-Lamer a expliqué que les conditions de mise en liberté ne peuvent plus tenir puisque les ministres fédéraux qui ont émis le certificat de sécurité contre M. Charkaoui - le soupçonnant d'appartenir à Al-Qaeda - reconnaissent que ce certificat n'est plus raisonnable. Ils en sont venus à cette conclusion après avoir retiré eux-mêmes une partie de la preuve secrète qui était au dossier et que la juge leur avait demandé de rendre publique. De plus, il est intéressant de se souvenir de ces informations relatées sur le site de défense de M. Charkaoui:
ATTENTE DE LA DÉCISION DE LA COUR SUPRÊME SUR LA DESTRUCTION DE PREUVES PAR LE SCRS DANS LE DOSSIER DE CHARKAOUI

Derrière cette brève apparition devant la Cour fédérale, se trouve un enjeu beaucoup plus large. En janvier 2008, la Cour suprême entendait une requête de Charkaoui lui demandant de décider si le Service de renseignement de sécurité (SCRS) a mené son enquête dans son dossier de façon biaisée. Cela faisait suite à l'aveu même du SCRS qu'il avait non seulement détruit les enregistrements d'entrevues avec Charkaoui, mais qu'il avait systématiquement détruit tous les enregistrements d'entrevues dans son dossier.''

En mettant ces informations ensemble, je me demande si le SCRS est objectif face aux ressortissants marocains au Canada et si il n'est pas biaisé en faveur d'Israel avec en plus, un laxisme relativement à l'espionnage allégué du Mossad au Canada.
Voici donc les questions que j'ai posées a Monsieur Michel Juneau Katsuya, ex-directeur des services secrets Asie Pacifique et j'attends toujours les réponses.
1- Monsieur Michel Juneau-Katsuya, vous dites que ce deuxième livre, qui est pourtant très critique face aux services secrets canadiens puisqu'il relate plusieurs erreurs commises par le service, et je vous cite:''n'est pas une critique du SCRS''. Pourquoi, alors, y avoir écrit tant de bourdes commises par le passé par le SCRS ainsi que des lacunes au niveau du contre-espionnage présentes? Veuillez nous expliquer à nous, lecteurs ne pouvant pas avoir accès au monde des services de renseignement?

2- Vous dites: l'un des objectifs de ce livre est et je vous cite : d'Informer le publique canadien d’un grave problème qui sévit au Canada et qui a un impact important sur notre sécurité nationale, lire sécurité économique et de nos communautés ethniques'' C'est effectivement un objectif réussi, mais par contre, à la page 161 du livre, concernant les questionnements du sénateur Zimmer, le directeur du SCRS M. Jim Judd relativement aux personnes qui se font envoyer en pays étranger pour y faire des activités clandestines (on parle des chinois entre autres qui seraient approuve le SCRS dans la ligne de mire pour leurs intenses activités d'espionnage au Canada) il est dit:
'' A la lumière des propos on ne peut plus clairs tenus par le grand patron des agents de renseignement canadiens, on est en droit de se demander comment il se fait que le gouvernement canadien n'ait pas agi...
donc: quel est le problème ici, le manque d'action du SCRS malgré qu'ils considèrent la problématique sérieuse, le manque de fonds alloués par le gouvernement canadien? et si c'est la dernière hypothèse, pour quelle raison exactement, monsieur l'ex-directeur des services secrets bureau Asie-Pacifique? les lecteurs veulent comprendre.


merci
Anne Campagna









Derrière cette brève apparition devant la Cour fédérale, se trouve un enjeu beaucoup plus large. En janvier 2008, la Cour suprême entendait une requête de Charkaoui lui demandant de décider si le Service de renseignement de sécurité (SCRS) a mené son enquête dans son dossier de façon biaisée. Cela faisait suite à l'aveu même du SCRS qu'il avait non seulement détruit les enregistrements d'entrevues avec Charkaoui, mais qu'il avait systématiquement détruit tous les enregistrements d'entrevues dans son dossier