James Copnall, le correspondant de la BBC, a pris parti corps et âme, pour le blogueur Mohamed Erraji, condamné par le tribunal de première instance d'Agadir à deux années de prison ferme et à 5.000 dirhams d'amende pour « non-respect à la Personne du Roi ».
Le blogueur, hébergé par le site Hespress, reproche au Roi, sur un ton très familier, d'encourager les Marocains à la presse en leur distribuant des agréments de taxi et autres privilèges rentiers… Il va même jusqu'à citer le président Bouteflika qui aurait dit que « moi je ne distribue pas des bols de harira mais des logements… ».
Là le jeune blogueur confond l'économie rentière et la charité. Mais notre propos, ici, n'est pas de faire l'analyse de l'article incriminé. Non plus de dire si Mohamed Erraji est fautif ou non. C'est à la justice de le faire et elle a dit son mot. Toutefois, M. Erraji continue à être considéré comme présumé innocent jusqu'à épuisement du dernier recours.
Notre propos est de souligner que le correspondant de la BBC se trompe en trompant ses lecteurs. En écrivant que dans les pays développés « c'est le travail qui compense l'effort fourni et non les privilèges », Sir James Copnall semble oublier qu'en France, pays avancé, on dénombrait au 1er juillet 2008, plus de trois millions de personnes touchant le RMI et autres minima sociaux sans travailler ?
Au Maroc il n'y a pas de RMI. Il n'y a que Dieu et le Roi pour ceux qui n'ont rien.