"L'Algérie est dotée des éléments de protection de son économie contre la crise financière internationale grâce à sa politique de financement de l'économie et à son mode de gestion de ses actifs extérieurs", a déclaré Djoudi à la presse, en marge d'une session plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN).
Djoudi a indiqué que "la politique de désendettement mise en oeuvre par l'Algérie a permis la réduction de la charge des intérêts, et d'éviter au pays de subir la crise de liquidités et la montée des taux d'intérêt sur le marché international". L'Algérie a décidé de rembourser par anticipation sa dette publique extérieure qui est passée de 16,5 milliards de dollars en 2005 à près de 4 Mds de dollars (2,9 milliards d'euros) fin juillet, selon les chiffres officiels.
Elle a décidé également de limiter au maximum le recours à l'endettement extérieur et de financer ses projets d'infrastructures par ses propres ressources financières, grâce notamment aux exportations d'hydrocarbures dont les recettes devraient atteindre 80 Mds de dollars en 2008. Djoudi a indiqué par ailleurs que "la Banque d'Algérie suit une logique en matière de gestion des réserves de change qui est d'aller vers des actifs sûrs et pas vers des actifs risqués".
"Historiquement, le choix de l'Algérie est d'aller vers des risques nuls à travers les actifs souverains et en conséquence, nos réserves de change sont placés en actifs publics où la rémunération est relativement faible mais le capital est garanti", a dit Djoudi.
Les réserves de change de l'Algérie ont atteint près de 137 Mds USD fin juillet contre 110 Mds USD fin 2007, selon les chiffres officiels.