"Les services de sécurité ont avorté récemment un projet d'évasion collective d'un groupe de détenus de la Salafiya jihadia incarcérés à la prison centrale de Kénitra et condamnés pour la plupart à la peine de mort ou à la réclusion à perpétuité pour terrorisme", a rapporté l'agence marocaine de presse MAP (officielle) citant la "police".
Le nombre de détenus islamistes impliqués dans cette tentative d'évasion n'a pas été précisé.
Selon les services de sécurité, le "projet était à sa phase ultime".
Les détenus islamistes ont réussi à "s'assurer de la complicité de quatre de leurs acolytes en dehors de la prison", toujours selon la même source.
"Les détenus impliqués dans cette affaires d'évasion seront présentés à la justice", a-t-on poursuivi.
Ce projet d'évasion intervient après que neuf détenus islamistes condamnés à de lourdes peines se soient évadés le 7 avril d'une manière spectaculaire de la même prison de Kénitra. L'un deux, Mohamed Chetbi, a été arrêté le 1er mai à Rabat en compagnie de deux complices soupçonnés de lui avoir "donné refuge pour le soustraire aux recherches".
La police mène toujours des opérations de recherche dans les villes ainsi que dans les campagnes pour retrouver les 8 autres évadés.
Après l'évasion du 7 avril, le roi Mohammed VI a nommé Moulay Hafid Benhachem, ancien directeur général de la police à l'époque du roi Hassan II, délégué général de l'administration pénitentiaire.