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L'Inspection générale de l'administration territoriale défend son objectivitéMAP le 2 Février 2009
Rabat,- L'Inspection générale de l'administration territoriale a indiqué, samedi dans un communiqué, qu'elle oeuvre selon un programme annuel pour assurer la couverture d'un plus grand nombre de communes, loin de toute considération politique
région Meknès-Tafilalet
L'Inspection générale mène des opérations d'enquête et de contrô le, à chaque fois que des indicateurs laissent apparaître l'existence de dysfonctionnements qui ressortent de rapports, notamment ceux des autorités administratives et des Cours régionales des comptes, ainsi que des doléances et plaintes de parlementaires, de conseillers communaux, de citoyens, d'associations ou autres, ajoute-t-on de même source.
Chargée des missions de contrô le et d'audit de la gestion administrative, technique et comptable des services relevant du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales et ses structures, l'Inspection a effectué depuis le début 2008, quelque 190 missions, dont 61 missions de contrô le de la gestion des collectivités locales urbaines et rurales, 70 missions d'audit des projets de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et 59 missions d'enquête sur des questions concernant les collectivités locales et les entités territoriales. Dans le cadre d'une procédure élaborée et transparente, les résultats des enquêtes et le contenu des rapports sont tous communiqués aux présidents des communes concernés, en leur accordant des délais raisonnables pour faire part de leurs commentaires sur les observations des commissions d'inspection. Après réception des commentaires des services concernés, il est procédé à l'élaboration de rapports finaux qui exigent, parfois, l'envoi d'une seconde mission sur le terrain pour parachever l'enquête et rassembler des preuves. Dès que le constat d'une grave irrégularité de la part de présidents de conseils communaux ou de leurs adjoints est confirmé, des sanctions disciplinaires sont prises à leur encontre, sous réserve de poursuite judiciaire. L'Inspection rappelle, à cet égard, que 43 mesures ont été prises depuis le début de l'année 2008, dont la révocation de 18 présidents de communes appartenant à différentes formations politiques (notamment les présidents des arrondissements de Aïn Sebaa et de Aïn Chock, des communes de Khouribga, de Oulmès, Moulay Abdellah, Meknès, Lahraouiyine et celui de Beni KhaledŒ). Il s'agit également de la révocation de 20 vice-présidents de conseils communaux et de conseillers communaux ainsi que la suspension de cinq présidents de conseils communaux et leurs adjoints. Ces mesures, qui interviennent pour répondre à l'impératif de moralisation de la vie publique et de la gestion de la chose locale, n'ont jamais suscité aucune réaction de la part des partis politiques, qui partagent également les mêmes objectifs, souligne l'Inspection. Après avoir souligné que ces dépassements constatés revêtent un caractère individuel, l'Inspection générale s'est interrogée sur les motivations de la réaction du PJD, concernant la révocation du président de la commune urbaine de la ville de Meknès, avec tout ce que cette réaction comporte comme interprétations contraires à la réalité. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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