Ángel González a été jusqu'au 12 janvier 2008 l'une des voix les plus significatives de la littérature espagnole contemporaine. Avec son décès la littérature perd un homme, mais gagne l'éternité d'une poésie, qui à partir de la dialectique du contraste, jaillit entre ce qui est éphémère et ce qui est éternel. Sa littérature naît d'un long exercice de la patience et d'une soigneuse restauration d'illusions systématiquement réprimées.
Le début de la Guerre Civile l'a surpris en Asturies. En 1955, il présente son premier livre, Monde rugueux, au Prix Adonais et reçoit un accessit. Il sera ensuite suivi d'autres recueils de poèmes fondamentaux comme Sans espoir, Avec conviction (1961) ; Degré élémentaire (1961), Traité d'urbanisme (1967), Brèves notes pour une biographie (1971), Deixis d'un fantôme (1992) et son dernier livre, Automne et autres lumières (2001).
Lors de l'Acte de l'hommage qui sera présidé par Susana Rivero, veuve du poète, se projettera le documentaire la Ville Zéro de la série de TVE Celle-ci est ma terre, dirigée par Juan Manuel Martín de Blas, qui sera présent et parlera de sa relation avec le poète. Il y aura aussi la lecture des poèmes en espagnol et en arabe.
Jeudi 22 mai, Institut Cervantès, à 19 heures