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L'Irak demande aux Etats Unis un calendrier de retraits des troupes américainesAFP le 7 Juillet 2008
Baghdad - Le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a assuré avoir demandé un calendrier de retrait des troupes américaines en Irak, dans le cadre de négociations en cours depuis des mois avec Washington.
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"L'idée est d'arriver à un mémorandum d'accord sur le retrait des troupes, ou d'établir un calendrier de ce retrait", a déclaré M. Maliki, cité dans un communiqué de son bureau.
C'est la première fois que M. Maliki évoque un calendrier de retrait de la Force multinationale, majoritairement américaine et sous commandement américain, comme l'exigent notamment les groupes d'opposition chiites. M. Maliki indique que les pourparlers, pour organiser les modalités de la présence américaine en Irak au delà de 2008, se poursuivent et que tout accord respectera la souveraineté de l'Irak. "Les négociations se poursuivent avec la partie américaine, mais dans tous les cas, la base de l'accord sera le respect de la souveraineté de l'Irak", a souligné M. Maliki, qui a parlé devant des ambassadeurs arabes aux Emirats arabes unis. Les Etats-Unis et l'Irak négocient un accord de sécurité à long terme devant régler les modalités de la présence américaine dans ce pays après 2008. Cet accord doit organiser un cadre légal pour le maintien des forces américaines à l'expiration, fin 2008, du mandat de la Force multinationale, donné par le Conseil de sécurité de l'ONU et dont elles font partie. Les discussions semblaient bloquées le mois dernier, face à une forte opposition de leaders politiques irakiens sunnites et chiites. Le mouvement du chef radical chiite Moqtada Sadr, qui a toujours exigé un calendrier de retrait, avait qualifié le futur accord de sécurité d'instrument d'"esclavage éternel" de l'Irak. Le président américain, George W. Bush, s'est refusé plusieurs fois à fixer un calendrier de retrait, assurant qu'une telle annonce ferait le jeu des groupes armés opposés à l'occupation américaine. L'accord de sécurité doit porter sur la présence éventuelle de troupes américaines, le nombre de bases que les Etats-Unis pourraient conserver dans le pays, le droit de l'armée américaine à détenir des civils irakiens, et l'immunité dont bénéficient pour l'instant les militaires américains. Les hommes politiques irakiens ont exprimé des réserves sur tous ces points. Un autre point litigieux semble avoir été réglé la semaine dernière, lorsque le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari, avait affirmé que les Etats-Unis avaient renoncé à l'immunité pour les compagnies privées de sécurité, dont des dizaines de milliers d'agents opèrent en Irak. ________________________Dans la même rubrique_________________________
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