"Le convoi a été bloqué par la police au point de péage de la ville d'Ismaliya (Suez). La police a donné des ordres pour bloquer toutes les routes adjacentes qu'il pourrait tenter d'emprunter", a indiqué un responsable de ces services sous le couvert de l'anonymat.
En réaction au départ du convoi, les autorités égyptiennes avaient renforcé les mesures de sécurité dans le nord de la péninsule du Sinaï, où se trouve le terminal de Rafah.
Le convoi de l'opposition est constitué de juges, de députés indépendants, de représentants de la Confrérie des Frères musulmans ainsi que des responsables et militants d'autres partis et mouvements d'oppositions.
"Nous réclamons la levée du blocus israélien qui soumet nos frères palestiniens à des conditions de vie inhumaines", a déclaré le porte-parole du convoi et député des Frères Musulmans, Hamdi Hassan.
Un deuxième convoi devait partir dans l'après-midi du Caire, après la tenue d'une conférence de presse devant le siège du syndicat des médecins, ont indiqué les sources de sécurité.
"Nous dénonçons aussi le gouvernement égyptien qui maintient le terminal de Rafah fermé en accord avec les israéliens", a ajouté Hamdi Hassan, qui devait participer au deuxième convoi.
Selon lui, le gouvernement égyptien, en détruisant les tunnels souterrains vers la bande de Gaza, "enlève aux Palestiniens leur seul moyen de recevoir de l'aide, leur rendant la vie encore plus difficile".
La police égyptienne découvre régulièrement des explosifs et des produits de contrebande dans ces tunnels creusés le long des 14 km de frontière entre l'Égypte et Gaza.
Le 23 août, deux bateaux en provenance de Chypre et transportant une quarantaine de militants pro-palestiniens, décidés à briser le blocus israélien de la bande de Gaza, étaient arrivés à destination après l'accord des israéliens.
L'objectif des militants était d'attirer l'attention de la communauté internationale sur le sort des 1,5 million de Palestiniens qui font l'objet d'un blocus imposé par les israéliens depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste du Hamas en juin 2007.