Organisée par l'Institut Français de Casablanca et coordonnée par Jean Zaganiaris, chercheur associé au Centre Jacques Berque et enseignant à Com'sup, l'université populaire aura pour thème "Nations, religions et relations internationales : savoirs partagés" et proposera à la fois des conférences et des ateliers animés par des universitaires français et marocains.
Retenant de l'université traditionnelle la qualité des interventions et la transmission d'un savoir et gardant du café philosophique l'ouverture à tous les publics, la gratuité, l'interactivité et la pratique du dialogue, l'université populaire permettra de débattre de nombreux sujets : philosophie, bioéthique, politique, socioéconomie…
Michel Onfray est né en 1959, docteur en philosophie, enseignant au lycée pendant 20 ans, démissionnaire de l'éducation nationale en 2002. Philosophe et auteur de plus de 20 livres traduits dans 12 langues.
Il s'est inspiré de l'idée de Georges Deherme, ouvrier libertaire, qui, bouleversé par l'affaire Dreyfus, entreprit de faire se rencontrer classe ouvrière et intellectuels. Enseigner, pensait-il, pour mieux combattre l'antisémitisme. En avril 2002, au lendemain du premier tour des élections présidentielles, qui fit affronter Chirac à Le Pen, Onfray s'exaspère qu' « on fasse la leçon de morale au peuple », à ces électeurs d'extrême droite. « On ne peut demander son avis au peuple si l'on ne l'a pas auparavant éclairé, instruit », affirme-t-il. Ainsi naît l'université populaire, gratuite, sans diplôme : un lieu pour abriter cette révolution culturelle, hors les murs de l'université traditionnelle.
L'université populaire n'appartient à personne, sauf à ceux qui s'en emparent.