L'union pour la Méditerranée doit représenter un véritable levier de co-développement autour d'initiatives concrètes. Ce destin collectif pour la Méditerranée doit aussi permettre de saisir toutes les opportunités de croissance et de développement, qui accompagnent les exigences de stabilité, de sécurité et de développement économique et humain équilibré, préalable à un développement durable de part et d'autre du bassin méditerranéen.
Il est évident que tout cela nécessite un financement des projets émanant de cette union qui sera basé exclusivement sur les fonds alloués dans le cadre du processus de Barcelone, complétés par des financements issus du secteur privé. Beaucoup de responsables de l'union pensent que l'enveloppe budgétaire allouée à ce nouveau grand bébé doit connaître un bon rallongement pour la réussite de ses projets au sein de l'union pour la Méditerranée
À notre humble avis, le cadre dirigeant de l'union pour la Méditerranée est opportun avec la proposition de deux directeurs en provenance d'un état membre de l'union européenne et d'un autre pays non européen de la Méditerranée. Nommés pour deux ans, ils seront à la tête d'un secrétariat d'une vingtaine de personnes et seront établis dans une ville du sud de l'Europe. On nous a annoncé, Barcelone ou Marseille mais pourquoi pas une grande ville d'Afrique du Nord, du Maroc par exemple, ce qui démontrera encore plus la volonté de rapprochement entre tous ces pays des deux rives.
Les sommets bisannuels qui seront tenus respectivement une fois en Europe et une fois dans un pays du sud, représentent a notre avis une bonne opportunité et constituent une très bonne idée.
Le problème qui reste maintenant à mettre en place, c'est la réussite de l'union pour la Méditerranée elle-même. Ce sera l'objet du sommet du 13 juillet 2008 à Paris