La Chorégraphie de Taoufiq IZEDDIOU


le 17 Novembre 2004

La compagnie Anania, première compagnie de danse contemporaine au Maroc, présente trois représentations de sa dernière création, «Cœur sans corps » pour la première fois au Théâtre de l’Institut Français de Meknès, les 23, 24 et 25 novembre 2004 à 19h. Sept jeunes danseurs marocains issus de la formation gratuite à la danse contemporaine « Al Mokhtabar », s’interrogent sur le mot « clandestin » à travers leurs corps et sur le mélange orient-occident.

 CŒUR SANS CORPS

 

 

 

Chorégraphie de Taoufiq IZEDDIOU

 

 

aا   nي   aن   nا   iن   aا

 

m       a       r       r       a       k       e       c       h

 

Compagnie chorégraphique marocaine - 2004


Cœur sans corps

Le déclic

Un visage déformé et une seule jambe, c’est ce qui restait de ce corps défiguré, jeté sur la côte méditerranéenne. Cette image, qui m’a profondément touché,  m’a poussé à chercher et à comprendre le pourquoi de cette volonté fatale de quitter son propre pays, sa culture, son origine… et de se jeter dans les bras de la terreur.

Passer de l’autre côté est-ce que cela n’est pas une continuité du côté où l’on est aujourd’hui ?  Est-ce simplement pour regarder l’histoire de la Terre ?  Est-ce aussi pour un simple être humain le désir d’oublier tout son patrimoine ?

Quand, après un long départ, on retourne au pays d’origine, on devient clandestin chez soi car on a changé et plus rien ne peut s’accepter comme avant…

Pourquoi ce travail avec ces jeunes ?

Ces sept jeunes interprètes sont issus de la formation gratuite à la danse contemporaine «Al Mokhtabar»  (Compagnie Anania-Marrakech, CCN-Tours, IF-Marrakech, SCAC-Rabat).

Dans le processus de travail, chacun de ces jeunes s’est interrogé sur le sens du mot « clandestin » à travers son corps, sur le mélange Orient-Occident. Et c’est aussi dans cette interrogation que Marjorie Moy,  danseuse interprète française a rejoint le groupe.

(Cette création est d'ailleurs un laboratoire de recherche continue dans la mesure où chaque geste/ mouvement quotidien est une source pour créer une nouvelle « phrase » dansée.)

 

 

La Tarija, le métal

On cherche et on interprète des choses entre la Tarija et le métal.

La Tarija est d’abord faite à base de terre et de peau d’animal ; et avec huit interprètes le son transmis n’est autre que la voix de la terre.

Ainsi, la Tarija est plus qu’un instrument musical : c’est un héritage, un lien avec notre terre, notre pays natal, c’est notre identité qu’on a commencé à oublier.

Peau d’animal, argile, métal, sont les objets que j’ai choisi pour interpréter un drame qu’on appelle « clandestin ».

Saïd Aït El Moumen, membre fondateur de la Compagnie Anania a réalisé la composition musicale de ce spectacle. Pour lui la question est comment la musique et le silence peuvent accompagner ces interprètes qui co-existent dans un même espace.

 
 

Les résidences de création

Nous avons commencé le travail de cette création à Marrakech, là où se déroule la formation « Al Mokhtabar »,  puis nous avons séjourné pendant quatre semaines au Riad Batha suite à l’invitation de Pierre Raynaud, directeur des Instituts Français de Meknès et de Fès qui a instauré une politique de résidence d’artistes. C’est là-bas qu’on a découvert peu à peu ce qui allait devenir la colonne vertébrale de cette création.

Par la suite, Bernardo Montet, nous invita au Centre Chorégraphique National de Tours (France) où on nous avons enchaîné avec une étape toute aussi importante pour cette création. C’est une expérience nouvelle pour ces jeunes qui voyagent pour la première fois à l’étranger : d’une part ils sont mis en contact avec une autre culture pour un sujet qui les touche de près, et d’autre part ils découvrent un lieu consacré entièrement à la danse et où ils ont présenté une ébauche de ce travail devant un public suivi d’une discussion.

De retour au Maroc, nous avons continué au théâtre de l’Institut Français de Meknès, l’autre étape de cette création avant nos trois représentations.

Taoufiq Izeddiou

 

Cœur sans corps

CHOREGRAPHIE : Taoufiq  IZEDDIOU
SCENOGRAPHIE : Taoufiq  IZEDDIOU
COSTUMES : Bernard SANZ
COMPOSITION MUSICALE: Saïd AIT EL MOUMEN
DELEGUEE DE PRODUCTION: Bouchra SALIH

Création avec les jeunes de la formation gratuite « Al Mokhtabar » à la danse contemporaine

DANSEURS INTERPRETES :
Mohamed AIT M'HAMMED
Rachid EL BANDKI
Ahlam ETTAMRI
Karima HEMITTI
El Hassania HIMMI
Fatima-Zohra HIMMI
Marjorie MOY
Amal NAJI

REPRESENTATIONS :
Les : 23, 24 et 25 novembre à 19 h
Théâtre de l’Institut Français de Meknès
 
Contacts
Direction artistique
Taoufiq IZEDDIOU
Gsm Maroc : + 212  (0)62 06 27 01
Gsm  France : +  33 6 18 83 23 88
izeddiou@hotmail.com
ananiamaroc@yahoo.fr
Déléguée de production 
Bouchra  SALIH
Gsm : + 212  (0)64  21 64 84
bouchra.salih@voila.fr 
ananiamaroc@yahoo.fr 

Merci dÂ’envoyer vos e-mails simultanément  aux adresses indiquées ci-dessus 


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Commentaires

1.Posté par taufiq le 09/07/2006 14:24
biu

2.Posté par ATTAR Nissrina le 12/09/2006 20:41
Hello everybody! I am Nissrina, i want to congretulate you about the efforts that you made in this play.I have seen it and it was amazing to see this mixteur of language and body.You had given the body his own right to introduce himself as a main subject. The ways that they moved their bodys was fantastic!!!!!! it was a great job. I like theatre, and i don't know if you remember me Mr.izeddiou ? I used to work with you tow times when you were in meknes.I like you and your job. I liked the way that inwhich that you embody a statue and gives it a kind of spirit to make it deals with the reality on a piece of wood. I enjoyed working with you and i hope that i can work with you another time, it will be a great honor for me.

3.Posté par Gaelle Lorth le 09/02/2008 22:41
J'ai rencontré 2 des danseuses de la création, la semaine dernière à Essaouira : Amal et Marjorie. J'ai été ravie car étant danseuse en France et voulant peut-être minstaller au Maroc (vers Ouzoud) je voulais y rencontrer la danse de l'ordre professionnelle. Maintenant je cherche des compagnie ayant besoin d'une danseuse avec mes expériences diverses ou vivre une formation ou encore les deux ensemble serait l'idéal. Je voulais savoir les dates de vos prochaines formations pour m'inscrire. Si vous avez des contacts autour de la danse contemporaine, africaine de l'ouest, au Maroc, je veux bien les avoir car rapidement il faut que je trouve un mouvement de danse pour savoir si j'ai un éventuel avenir au Maroc.
Mes projets serait, insh alha de créer une salle de danse vers Ouzoud pour y faire un lieu de résidences, de création et d'échanges interculturel en relation à l'Afrique noir et la France.

Marjorie m'a parlé du futur stage de danse à Rabat en février mais je n'arrive pas a avoir ...


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